PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE XYII
pagode est près du champ-de-mars, à rextréroité la plus rapprochée du fort; au milieu du bazar est la chapelle des missionnaires protestans^ et enfin à Técarr, au-delà de la dernière habitation , se trouve la mosquée. La position de chacun de ces temples est en harmonie avec son culte. Celui des musulmans est solitaire et silencieux. Dans leurs accès de dévotion , ils cherchent quelque but éloigné de pèlerinage , la tombe d'un dervicheou d'un iman. Autour des temples hindous^ au contraire, la foule se presse tout le jour et au bruit de cette cohue vient s'ajouter l'infernal tintamarre de quelques diables toujours cachés dans quelques niches, qui accompagnent la prière des fidèles des sons discordans de leurs sifflets et de leurs corne* muses , et du tapage épouvantable de leurs tamtams. Enfin la société des missionnaires , au moins aussi politique et industrielle qu évangélique, s'établit au œntre de l'activité et du commerce; mais son culte froid et dépouillé de cérémonies parle peu à l'imagination de l'Hindou : le temple est désert , pas une voix ne répond à celle de l'officiant et la croix d'or est impuissante aux mêmes lieux où la croix de bois avait fait des miracles, car Bellary a aussi sa congrégation catholique, pauvre, ignorante, mais pleine de ferveur, groupée autour d'un prêtre portugais aussi pauvre et aussi ignorant qu'elle; vous la retrouverez dans la petite chapelle perchée sur un roc au milieu du fort.
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