‹ L'Inde Anglaise en 1843Chapitre 114 sur 268 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

Le nouvel an. — Maîtres et servilears. — La passion du mariage chez les indigènes, —Voyage de Bellary à Pondichéry.

Nous sommes arrivés au i" janvier i834. Bien que ce ne soit pas le premier jour de l'année pour les natife, soit Musulmans soit Hindous , ils se trouvent trop heureux de saisir Toccasion d'un jour de fête. £n me réveillant le matin , je trouve deux énormes ba« naniers plantés sur le seuil de mon domicile ; dei guirlandes de fleurs sont suspendues en festons à tou* tes les portes et fenêtres , autour des cadres sur la muraille, à la poignée de mon sabre, au plumet de mon shako, partout où il y a une frise ou im clou pour servir de point d'appui. Le plancher de toutes les chambres est semé de pétales de fleurs roses et blanches comme nos rues autrefois en un jour de procession ; des bouquets de jasmin et de mougri disposés sur tous les meubles embaument et empoissonnent l'atmosphère. Dès que je mets le nez à la porte de ma chambre k coucher» tous les domesti* ques rangés en ligne et guettant ce moment me jettent chacun au cou un collier de fleura blanches que je suis condamné à porter jusqu'à l'heure du dé-

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