PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE XXVII
tait pas à portée; les dragons l'avaient cependant essayé à plusieurs reprises mais toujours en vain et en perdant beaucoup de monde. Skinner qui se trouvait présent avec ses irréguliers s'offrit alors d'enlever la position et accomplit sa tâche dès la première épi*euve, exterminant les Mahrattes et n'ayant que quelques hommes hors de combat. Le succès dépendait ici d'une série de combats singuliers , pour lesquels sa troupe était incomparable. Dans l'exercice du fusil â cheval f celui de la lance et du sabre ils n'ont point de rivaux. Je ne suis ni le seul ni le premier qui préfère ainsi les cavaliers de Skinner^ car je pourrais observer que quand le gouverneur-général, lord Auckland raya le a" régiment de cavalerie du Bengale des cadres de l'armée en punition de sa faiblesse, il y substitua dans la même ordonnance un 8' régiment de cavalerie irrégulière ^ prouvant ainsi l'estime qu'il accordait à cette arme.
Pour compléter le tableau que nous avons cherché à esquisser de l'armée anglo-indienne analysée dans ses diverses parties , il nous reste encore à examiner une dernière arme, la plus importante de toutes, l'instrument qui a élevé, qui soutient encore l'édifice de la puissance anglaise dans llnde, c'est-à-dire l'artillerie que l'on peut étudier à Bangaloredans presque toutes ses branches. L'artillerie de Madras se compose : 1° d'un régiment de canonniers à cheval subdivisé en six troupes (ou compagnies montées) de i oo à 1 20 hommeschacune,dont trois troupes sont européennes et les trois autres natives; 2'' de quatre bataillons d'artillerie à pied, dont trois sont européens et le quatrième