‹ L'Inde Anglaise en 1843Chapitre 175 sur 268 · II · texte numérisé non relu

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ri4 I/INDE ANGLAISE EN 1849.

golandaz (indigène). Les trois premiei^ bataillom n'ont que quatre compagnies ; le bataillon indigène en a six , également de cent à cent vingt hommes.

Le quartier-général de l'artillerie à cheval est àBangalore où l'on conserve toujours une troupe anglaise et une troupe native. Les chevaux de cette arme, tant ceux qui servent d'attelages que ceux de monture, sont choisis parmi l'élite des haras ; ceux des attelages sont renouvelés tous les quatre ans. Pièces, affûts, ha^ nais , tout est magnifique , étincelant : c'est le plus haut degré de luxe et de perfection. Quant à la nu* nœuvre, il est impossible de rien concevoir de plus magique que les changemens de position de cette ai^ tillerie pour l'attaque ou la retraite. Quel que soit le terrain où elle doit manœuvrer, par-dessus les rochers et les ravins, elle dévore l'espace , les pièces bondissant après les chevaux comme des lévriers.

Il y a cependant une observation à faire sur l'artillerie native : c'est que, pour ne pas divulguer aux indigènes tous les secrets de l'art, non-seulement on ne tes initie pas à la théorie, mais on les tient même dans l'ignorance de certaines parties essentielles de la pratique (entre autres la mesure de l'élévation à donner à la pièce par rapport à la distance), détails qui sont exclusivement réservés à dessous*officiers anglaisdont il y a au moins deux par compagnie.

Quant à l'artillerie à pied, son système d'attelages la rend à*peu-près nulle en dépit de la beauté du matériel. Elle ne pourrait jamais tenir la campagne de* vant une armée européenne; et avec tout autre eunemi que des Indiens il faudrait limiter son service

PREMIÈRI PARTIE. «-CMAPITAI XXVU. iiJ

à l'attaque ou à la défense des places. Ces attelages sont coDiposés de six à quatorze bœufs^ selon le poids de la pièce, qu'on conduit en leur tordant la queue à droite ou à gauche dans la direction que Ton veut suivre. Ce sont des lascars (i) qui remplissent le rôle de picadors ou de conducteurs même dans les compagnies européennes. Quelque peine que l'on sedonne pour dresser ces animaux, le résultat est toujours excessivement médiocre et la Compagnie gagnerait en effectif réel sans augmenter ses dépenses, en supprimant entièrement cette lourde et ridicule organisation et en la remplaçant par un chiffre moitié moindre d'artillerie à cheval.

coircLusioir pe la. premièhe partie.

Ten ai dit assez pour donner iine idée générale des principales localités dans la Présidence de Madras, celles du moins qui peuvent avoir quelque importance en se rattachant aux questions politiques.

Je me suis aussi suffisamment étendu sur les armées de la Reine et de la Compagnie pour en faire comprendre le système et apprécier la valeur. De plus longs détails ne pourraient intéresser qu^un très petit nombre de lecteurs. Je n'ai examiné il est vrai que l'armée de Madras; mais les observations qu'elle m'a fournies ^'appliqueront également à celles des deux autres

(x) On «en peat-éCre bien aise de trouver ici l'étymologie da not l^car y si souveat employé dans les annales de Tlnde. Le mot persan lofhkar veut dire équipage, tronpc , compagnie , et ( pris individuellement] tout soldat, employé ou matelot, soit dans le (rain, rartillerlc, les <'am|MNii9n« 041 è hovà dos vaU^raïu.

ii6 L*1NM ANGtAISE EN 1843.

Présidences. La seconde partie complétera cet aperçu par de nouveaux détails sur la composition et la répartition, dans les provinces, de Tarmée anglo-indienne.

Enfin j'ai cru pouvoi^' employer les premières pages de mon journal, celles où j'avais inscrit ces premières impressions du voyageur toujours les plus vives elles plus fidèles, comme un cadre à tiroir dans lequel il était assez commode de faire passer successivement en revue les mœurs, les coutumes, les préjugés, la vie sociale des peuples dont je me préparais à expliquer la vie politique , dont j'allais interroger le passé et calculer l'avenir. Il me semblait nécessaire, au moment d'initier pour la première fois mes compatriotes aux combinaisons de la politique de l'Inde, de les transporter d'abord quelque temps dans l'atmosphère locale, de les acclimater en quelque sorte; mais je ne dois point abuser de la patience du public et cet extrait devra lui suffire.

D'ailleurs la marche de mon journal m'a conduit à une ère nouvelle qui est précisément l'époque d'où il est nécessaire de reprendre l'étude de l'Inde anglaise contemporaine. Depuis quelques mois une révolution complète s'était opérée dans le système de l'administration del'Inde.Uu acte du parlement d'août, i833,sanctionné par la couronne avait transformé une sociéléde marchands en un coiîgrès de ministres, avait ôtéde ses mains la balance du commerce poury laisser celle du gouvernement et de la politique. IjCs questions qui vont se présenter sont désormais trop vastes pour les pages fugitives d'un journal, pour les mêler aux petits

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