DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE IV
tourage du magistrat. Il n'y a pas de doute qu'avec des employés choisis^ des administrateurs d'élite, ce système serait le meilleur; mais avec l'avancement végétal^ si l'on peut s'exprimer ainsi, des employés civils, il est détestable, peut-être le plus nuisible de tous. En 1 808 , on en revint presque partout à la taxation par village, que l'on appliqua désormais exclusivement à toutes les nouvelles conquêtes.
Encore un mot sur ce sujet. Dans le système rayot* war, ditMontgomery-Martin, le gouvernement a fixé un maximum de fermage pour la meilleure terre , audelà duquel tout le profit doit être pour le cultivateur , et les collecteurs sont autorisés à accorder des remises pour les momens de détresse ; mais il est rare, excepté dans les années extraordinaires, que le produit dépasse beaucoup le maximum , et quant aux remises, elles dépendent comme nous l'avons dit presque toujours de l'entourage du collecteur, et cet entourage est toujours corrompu. Il s'ensuit donc que ces deux mesures dont Tintention était charitable profitent fort peu au cultivateur.
Si nous voulons savoir maintenant les limites respectives entre lesquelles s'étendent ces divers systèmes, nous les trouverons approximativement, ainsi qu'il suit, dans les derniers rapports officiels publiés par ordre du gouvernement.
I** (K Les provinces définitivement organisées sur le système xemindari embrassent sous la Présidence du Bengale une étendue de cent quarante-neuf mille sept cent quatre-vingt-deux milles carrés, comprenant la totalité du Bengale proprement dit et des pro-
vincesde Bahar etd'Orissa (à Texoeption d'une partie du Cuttack). Ces districts représentent une population de trente-cinq millions cinq cent dix-huit mille six cent quarante- cinq âmes, payant un impôt fixé par la loi de i83o (cest-à-dire à Tépoque des dernim renouvellemens) à la somme de 3,^479085 livits sterling.
« Il faut y ajouter la province de fienarès, d'une étendue de quatre mille six cents milles carrés , mais nous ne connaissons exactement ni le relevé de sa population ni celui de l'impôt.
a Sous la Présidence de Madras , l'organisation zemindarie comprend à-peu-près la totalité des cinq Circars de nord y contigus à la frontière du Bengale ^ un tiers des districts de Salem et de Tchingliput, et une petite partie du district méridional d'Arcot (Tancien territoire de la Compagnie dans le voisinage immédiat de Cuddalore). Ces provinces embrassent une superficie de quarante-neuf mille six cent sept milles carrés y représentant ime population de trois raillions neuf cent quarante -et -un mille vingt^t-une âmes, payant un impôt perpétuel , fixé par la loi de i83û à 85 1 , 100 livres sterling.
a Le système zemindari n'a jamais été appliqué à aucune partie des provinces sous la Présidence de Bombay (1). »
a" Le syêieme d'iwpoêiiion par village s'étend sur la totalité des provinces du nord-ouest ou la Présidence d' Agra ; la majeure partie de la Présidence de Bombay; les districts sur la Nerbuddah; et enfin,
(i) MoniKOtnory Martin.