DEUXIÈME PARTIE. -t^GHAmUE lY. t
dans la Présidence de Madras sur raiicten royauttie de Tanjaor, les nouvelles acquisitions de Goorg , Keur^» nouiy etc.
3^ Lêsyêiimê rayotwars' étend sur tout le reste defc possessions directes de la Présidence de Madras, savoir : les provinces de Bellary, Gouty, Adony, Cud» dapah; les districts d'4rcot supérieur et inférieur, Salem , Dindigai , etc. Et dans la Présidence de Bom«> bay, sur le pays méridional des Mahrattes, le district de Belgaum, une partie de la province de Bidja«pour, etc.
Connaissant maintenant la triple organisation de Timpôt territorial, il nous importe d'en calculer le produit et d'apprécier si cette branche du revenu est en voie de progrès ou de décroissance.
Les comptes officiels publiés par ordre du gouvernement donnent pour le revenu territorial de la totalité de rinde anglaise , sous l'administration directe de la Ck>mpagnie :
Durant les 3 années 1831—1832 1832-1833 1833—1834
Etdurantles 3 années 1839—1840 184e<— 1841 1841—1842
une moyenne annuelle de . . . 12,628,841 jf
la moyenne annuelle de . . . 1 3,431 ,2M £
La quotité du revenu de Bombay dans ce dernier chiffre présente une a^sez forte diminution , environ 3o,ooo livres sterling , tandis qu'il y a une augmentation considérable dans les revenus du Bengale et de Madras. L'augmentation pour Je Bengale de i834 à 1842 y est de 33 1,000 livres ^ pour Madras près de 5oo,ooo. Il ne faut pas en conclure qu il y ait'amé-
i8o L'INDE ANGLAISE EN 1843.
lioration dans ces deux Présidences et dépérissement dans celle de Bombay ; c'est le contraire qui a lieu , et s'il y a progrès sous quelques rapports, c'est dans la Présidence de Bombay qu'il faut les chercher. L'augmentation que nous signalons s'explique par d'autres causes : elle est due à plusieurs riches héritages échus durant cet intervalle à la Ck>mpagnie, à titre de représentant du Grand-Mogol , par la mort de quelques petits princes dont les états ont été réunis à son territoire ; entre autres pour la Présidence du Bengale l'état de Sirdannah qui lui est revenu à la mort de la begum Somroo. A Madras , elle avait également ajouté à son domaine deux petites principautés fort riches dont elle avait déposé les souverains , savoir les états de Coorg et deKeumoul.
Passons maintenant à la seconde branche du système général des revenus, les tributs des peuples vassaux.
I** Quand nous considérerons plus tard le gouvernement de la Compagnie dans ses rapports avec les peuples vassaux , nous verrons qu'elle octroie à quelques-uns sa protection , se chargeant de leur défense, garantissant leur existence et l'intégrité de leur territoire moyennant des honoraires qu'elle reçoit sous le nom avoué de tribut.
a' Elle prête fort obligeamment à d'autres des fractions de sa force armée pour les dispenser d'entretenir une milice et calmer toute inquiétude qu'ils poun*aient avoir sur une agression étrangère ou des révolutions intérieui*es. Dès-lors il est tout naturel qu'elle demande d'être remboursée des dépenses de