de la Compagnie
4 — d'invalides.
96 bataillons de la Compagnie.
4 — de marine.
4 — d'invalides indigènes.
Milices et batailloxv provinciaux du Guzerat, Kaudeisb, etc.
Infanterie native . t
Il nous reste enfin à parler des traitemens alloués aux officiers de tous grades. Le général commandant
DEUXlàW WiZTti. ^ CHiFITEE IX; »|3
en chef reçoit « indépendamment de la solde de son grade, et à titre de traitement extraordinaire, environ iSuyOOo franes par an ; le» officiers^énéraux reçoivent de 36 à 40,000 roupies, ou de 90 à 1 00,000 Irancs par an ; les brigadiers, environ 60,000 francs ; les colonek, de 36 à 45, 000 francs (selon les armes et la différence entre la solde de garnison et la solde de marche, difiPé-' rence désignée sous le nom debatta) ; les lieutenans-co» loneds, dea4 à 4o,ooofr,; les majors, de 17^97 ,000 fr.; les capitaines de a o à 1 6,000 fr. ; et les sous-lieu tenans ^ enseignes ou corneties, de 4 à 7,000 fr. environ- Ces traitemens sont d'autant plus beaux que les dépenses n'y corre^ondent pas* Il £iut à un £ura*r péen sans famille pour vivre confortablement dans l'Inde «me dépensede 3,ooofmnes(tout:cequ'il reçoit au-dessus décela peut, s'il est raisonnable, être mis de côté. Le^otis-lieuienant qui reçoit 6,000 fr. par an peuf: donc très bien en économiser 9,000 { et puisque la dépense obligée n'augmente pas en proportion du grade f le lieuleBant>colonel pourra ajouter à cette prenu^re somme tout le surplus de sa solde* On oom*prend ainsi les fortunes colossales amassées par quelr qnes oificiers supérieurs; et puis, s'il y a guerre, Jef parts de prises augmentent encore les traitemens et soi^ en proportion des grades,
X^es seulsgrades auxquels les indigènes puissant air« river sont ceux'-ci : nail^ ou caporal ; havildar oi^ f^err .gent; djemmadar ou sous-'lieutenant; soubadar de i^ «t de 9* classe ou lieutenant de i"^ et 9- classe ; et enh £n un soubadar-^major, dont le grade n'a pa^d'équi*valent chez nous. Mais ces officâers pe pei^TCn^ dans
ftS4 L*INDE ANGLAISE EN 1843.
aucun cas commander à des Anglais. L'orgueil de TEuropéen a posé là une barrière infranchissable et ne veut point revenir sur cette dangereuse distino tion de la peau. Le soubadar-major lui*méme est inférieur au dernier sous-lieutenant européen. Au surplus les officiers indigènes sont fort bien payés, si Ton considère surtout leurs besoins , un soubadar de i'* classe a lao roupies (3oo francs par mois).
Il y a toujours au moins un officier européen par compagnie de cipayes dans un bataillon r^ulier, et même les corps irréguliers ont un état-major complet; c'est-à-dire un commandant, un commandant en second, un adjudant, un quartier-maître et un docteur, tous les cinq Anglais.
La marine militaire de l'Inde, depuis le renouvellement de la charte, a subi des réductions considérables. La Présidence de Bombay, la mieux pourvue sous ce rapport^ ne comptait dans ces derniers temps qu'une frégate, une dizaine de corvettes ou de brids armés en guerre et quelques bâtimens de transport Au Bengale il y a, je crois, douze gros bricks-pilotes qui font un service très actif à l'embouchure duGange et entre cette embouchure et Calcutta. Enfin Madras n'a rien qui ressemble à une marine militaire. Mais le gouvernement suprême s'attache depuis quelques années à multiplier les steamers tant à Calcutta qu'à Bombay et pour l'exploitation de l'Indus. Calcutta en a déjà dix ou douze sans compter ceux du commerce. Bombay en avait six à l'époque de mon départ et en reçoit de nouveaux tous les jours; enfin il y en a déjà quatre spf l'Jndus,
OOOOOOOOOOOOOOSOOOOOOOOOOOOOOQOOOQOOOOOQQOQOQOOOOOQOOOQOCOQOOiXJOQOflOOQOOOogoog