‹ L'Inde Anglaise en 1843Chapitre 23 sur 268 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Précis historique de Torigine et de la décadence du royaume de Golconde

( Hfderabad ). — Épisodes de Bussy et de Raymond. — Politique anglaise.

— Sir Henry Rassel. — Régime subsidiaire.

Le royaume d'Hyderabad, aujourd'hui dans sa décrépitude, compte à peine un siècle d'existence : son histoire qui est indivisiblement liée à la nôtre se partage en trois époques parfaitement caractérisées, correspondant à-peu-près aux trois dernières générations.

Première époque : De grandeur et de guerres civiles; influence de la France monarchique, 1 73^ à 1 769.

Deuxième époque : De faiblesse et de guerres étrangères ; influence des aven! uriers français el de la France républicaine, 1760 à 1798.

Troisième époque : De décrépitude et de dissolution; protectorat de l'Angleterre, 1798 jusqu'à nos jours.

Première époque : Sheyed-Koulikhan , chef d'un corps mogol dans l'armée impériale, à la fin du règne d'Aurnngzeb, avait été appelé par son arrière-petitfils, l'empereur Mahomet-Schah, au postedesoubadar ou vice-roi du Dekhan. Profitant des malheurs de 1^ maison de Timour il était parvenu» dès Tannée >7^^9 à ériger son fief militaire en souveraineté indé-

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pendante et héréditaire, ne réservant qu'un homiuagtf purement nominal envers la couronne de Dehli. La renommée méritée de ses grands talens lui avait valu en outre l'appellation de Nizam-oul-Mouluk, ou soutien de l'état , titre honorifique par lequel il est connu dans l'histoire j et qui passa à ses descendans comme attaché à sa couronne. Son autorité s'étendait alors du Nerbudda au cap Comorin , et de Masulipatam à Bidjapour. Ce domaine comprenait le tiers de l'empire Mogol , c'est-à-dire les circars du Nord , les provinces de Bérar, Aurungabad, Ahmednaggar, Bidjapour et Hyderabad ou Golconde; enfin tout le midi de l'Inde au-dessous du Crishnah, à l'exception des tribus Mahrattes de la côte occidentale. Cet empire, trop étendu pour être compacte, devait se briser en perdant son fondateur mort, en 1748» ^ l'âge de io4 ans. Effectivement nous trouvons que cette mort est le signal d'une guerre civile durant laquelle plusieurs provinces éloignées du centre de la monarchie réclament une nationalité distincte et s'en détachent; tandis que les compagnies marchandes, française et anglaise , se mêlant aux combattans et épousant les causes rivales des prétendans à la couronne , en arrachent aussi dMmmenses lambeaux qui finissent par devenir l'héritage exclusif de celte des deux nations qui se montre la plus habile et la plus persévérante.

La plus grande difficulté dans l'intelligence de cette histoire est la confusion des noms et la rapidité des événemens ; nbiis chercherotis à l'éviter en la réduisant à sa plus simple expresssion et en retmnchant an-

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