DEUXIÈME PARTIR. — CHAPITRE XHI
moins pénitente et expiatoire dans les globes inférieurs, et ceux qui désohéiront aux commandemens de Dieu sous la forme huihaine devront redescendre dans la région des punitions avant de recommencer les quatre-vingt-dix-neuf épreuves ou transmigrations terrestres. Ceux enfin qui pourront traverser les quinze régions sans offenser de nouveau la majesté divine seront rendus à la félicité suprême.
Les anges restés fidèles obtinrent la permission de veiller sur leurs frères coupables et de les préserver ( en touchant leur cœur et en parlant k leur conscience ) des pièges et des tentatives de Moissassour et autres rebelles endurcis. Nous retrouvons ici, déguisé sous les enluminures fantastiques de l'orient, la pensée constante du genre humain ;
L*homme est un Dieu tombé qui se souvient des cieux.
et même jusqu'à un certain point notre théorie catholique de l'enfer, du purgatoire , du démon et de l'ange gardien.
Jusqu'à présent le préjugé des castes a été un obstacle presque insurmontable à la conversion des Hindous. C'est parmi les Pariahs, les Siidras , les Vaysias que les conversions ont été les plus nombreuses : c'est que les premiers ont tout à gagner et les autres moins à perdre par l'expulsion de la caste. Xes conversions sont surtout très rares parmi les Brahmanes. On a voulu citer l'exemple de Ram Mohun Roy; mais il était déisie et non pas chrétien. 11 avait cessé de croire aux légendes de la création selon les Yédas et à la théologie indienne ^ mais sans
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accepter la version de la Genèse el nos mystères. I^a certitude de la perte de leur position sociale » du déchirement de tous les liens de famille retiennent beaucoup d'Hindous sur les mêmes limites : ils n ap« partiennent plus au camp païen et n'osent cependant en sortir. Si Ton me demandait la proportion moyenne des conversions parmi les Hindous pour chaque année dans Tlnde entière, je dirais tout au plus deux ou trois cents individus sur cent millions d'âmes; et sur ce petit nombre de conversions^ les neuf disûè* mes au catholicisme.
Passons aux Parsies que Ton a appelés assez jusr tement les Quakers de TOrient. Fuyant devant les Musulmans à l'époque où l'islamisme envahit la Perse, après de nombreuses migrations ils trouvèrent enfin un refuge sur la côte occidentale de l'Inde et y portèrent avec eux le feu sacré qu'ils adorent et dont le dépôt est encore aujourd'hui à Oodwara. Us n'ont ni temples , ni autels , ni statues de^la divinité qu'ils croiraient offenser en la définissant et en lui limitant l'espace. Ils l'adorent dans. toute La voûte céleste, le soleil, la lune, les étoiles , la terre j Teau, le feu et les ventSy mais n'offrent de ^criiice à aucune de ces choses. Les écrits de Zoroastre qui sont leur livre sacré se réduisent à un service liturgique et i quelques prières. Us ne jeûnent pas parce que, disent-ils , Dieu se réjouit du bonheur de ses créatures. La polygamie n'est point permise, excepté dans le cas où la première femme est stérile ; le concubinage est strictement défendu. Us ont conservé religieusement toutes leurs anciennes cérémonies,