‹ L'Inde Anglaise en 1843Chapitre 34 sur 268 · PREMIÈRE PARTIE. *- QIAPITRE VI · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. *- QIAPITRE VI

durant la nuit et livrés aux Anglais. Il est bon cepen* dant d ajouter qu à cela près, les officiers français ne sont nullement maltraités : les arrérages de solde leur sont payés , leurs propriétés particulières respectées; on laisse même à la plupart d'entre eux la faculté de servir la Compagnie , en prêtant serment à l'Angleterre: quelques-uns acceptent, les autres otit la liberté de retourner en France ; mais dès ce moment toute influence française a cessé.

Ce coup d'état semble la convulsion suprême , le dernier soupir delà monarchie d'Hydenibad; ce n'est plus désormais qu'un cadavre entre les mains de la Compagnie qui en dirigera tous les mouvemens. f^e Nizam et ses successeurs vont disparaître dans l'obscurité du harem , tandis que les résidens britanniques continueront successivement à jouer plus ou moins ostensiblement suivant les besoins de la politique anglaise, le rôle de maires du palais. C'est le premier fait remarquable qui distingue la troisième période de l'histoire d'Hyderabad , celle du protectorat de TÂngleterre et de la dissolution graduelle de Tempire.

Aussitôt ces arrangemens terminés et le Nizam irrévocablement attaché au char de l'Angleterre, le premier soin du gouverneur-général est de donner une organisation anglaise à l'armée de ce prince, et de s'en faire un instrument de plus pour enchaîner Findépendandance du pays. A cet effet , il remplace les officiers français démissionnaires par des créatures de la Compagnie et choisit pour la commander son propre frère, le colonel Wellesley, devenu depuis fa-

1x8 L*IND£ ANGLAISE EN 1849.

meiix sous le nom de duc de Wellington. C'est efTectivement sous le commandement du colonel Arthur Wellesley que nous trouvons dès le commencement de l'année suivante j 1 799, un corps de 1 a,ooo hommes fourni par le Nizam (dont 6,000 fantassins de l'ancienne brigade de Raymond et 6,000 cavaUers), qui prend une part essentielle à la dernière campa* gne contre Tippoo. Ce corps se distingue surtout â la bataille de Malavilly, sous le général Harris, et àTas^ saut de Seringapatam , le 4 mai 1 799.

Pour prix de cette coopération, Nizam-Aly reçoit, des dépouilles de Tippoo , les districts de Bellary , Ghouly etCuddapah; plus, tout le territoire compris entre Ànagoundy et la ligne des forts de Chitteldroiig, Sera, Mundidroug etColar, à la réserve cependant de ces forteresses qui auraient rendu sa frontière trop forte contre les Anglais.

Nous avons vu que par le traité de 1 798 le Nizam s'était engagé à entretenir à ses frais ime force subsidiaire anglaise assez considérable; mais les dépenses qu'elle occasionnait étaient exorbitantes pour l'état de ses finances^ et dès l'année suivante le gouverneur* général commença à avoir des inquiétudes sérieuses pour la solde de ces troupes. Il avait à redouter, d'une part, tous les caprices d'un esprit faible et vacillant, de l'autre, le manque de ressources d'un pays qui allait tous les jours s'appauvrissant par les désordres et les dilapidations d'une administration ulira orientale dans toutes ses phases. Il fallait trouver une hypothèque contre une insolvabilité qui devenait de jour eu jour plus imminente et ne pouvait manquer de se

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