PREMIÈRE PARTIE.— CHAPITRE XIV. a
Et puis vient toute une foule, sur laquelle je ne m arrêterai pas, qui arrive et passe comme des ombres. Us peuplent mon souvenir et je les revois dans ma pensée ; du port où je suis arrivé, je poursuis encore sur Tétendue du monde leurs vies errantes, avec reconnaissance, avec affection. Mon premier début panni eux ne fut cependant pas heureux : ce ne fut que deux années plus tard que je parvins à pénétrer lentement dans leur intimité, à conquérir leur amitié/ Comme je l'ai déjà dit, je me présentais devant mes frères d'armes sous des auspices doublement fâcheux, comme étranger et comme enlevant la place d'un camarade chéri. Il n'est pas étonnant que ma réception, quoique d'une politesse parfaite, fût d'un froid mortel. Je sentis que pour long-temps j'avais peu de sympathie à espérer; qu'il me faudrait subir dans une solitude morale un long noviciat avant d'être reçu dans la communauté. Ce rôle était douloureux, mais il était la conséquence inévitable de ma position exceptionnelle : je l'acceptai en soupirant.
Un régiment d'infanterie royale anglaise dans llnde, est composé ainsi qu'il suit :
1° Un colonel-général : cet officier est choisi parn\i les généraux, du grade de maréchal-de-camp et audessus. Ce choix est quelquefois la récompense de ser\ices militaires ; plus souvent c'est la faveur qui l'obtient. Ce colonel est à-peu-près étranger au corps et ne lui porte qu'un très mince intérêt. C'est un bénéficiaire sans fonctions qui réalise d'immenses profits sur les fournitures du régiment dont il a l'entreprise et qu'il récède généralement à quelque banquier
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OU à quelque fournisseur ordinaire moyennant un boni fixé à a5,ooo francs de rente pour un régiment en Angleterre, et à 5o,ooo pour un régiment dans les Indes.
^"^ Deux lieutenans- colonels dont le plus ancien commande.
3"" Deux majors ou che£i de bataillon;
4"* Dix capitaines;
5"* Vingt-trois lieutenans., dont un adjudant (instructeur);
&" Huit enseignes ou sousJieutenans;
7° et 8° Un quartier-maître et un payeur ( souslieutenant- trésorier). Ces deux officiers ont le grade d'enseigne.
Les deux plus anciens sous-lieutenans présens à la manœuvre sont chargés de porter les drapeaux, celui de la reine et celui du régiment. Si aucun enseigne n'est présent, cette charge revient aux lieutenans , ou à leur défaut aux capitaines. Mais dans tous les cas possibles, c'est un dépôt sacré qui ne doit être confié qu'à un officier (i).
Le service de santé se compose d'un chirurgienmajor et de deux, aides-majors.
(i) Un bataillon en Europe compte ao' lieiileneiit^x>lonel et âii Iteacenaos de moins.
PREMIBKE PàKTnL.^CHAP]TaB XIY.
TAB&KAn STXrOVTZQUZ
Di toutes les parties intégrantes d'un régiment de la Heine , eu le supposant dun bataillon à dix compagnies.
ÊXAT-MÀJOa.
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