OFFICIERS
des soes-OFncisBS.
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1 colonel.
i sergent-maj.
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1 s^rgeoUquarl.-
ï majors.
matire.
10 cHtttaioes.
4 serg, , payeur.
n liculenans.
1 serg. bospUal.
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1 adjadant.
1 quart.'inaU.
1 serg, ( chargé de la corres-
en 5'
1 payeur.
poodance)
% enseignes.
1 serg. , maître-
ichirag.-moi.
d'école.
l aides-maj.
1 sergent arm.
sergent ,. ehef d'orchestre.
' 1 sergent , tamhoar-major»
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TÛTAI.. GiMSBAL. . .
Pour un bataillon en Europe, les compagnies se réduisent à quatre sergens et soixante caporaux et soldats. De mon temps, la lo* compagnie restait en dépôt à Chatham, etservail à former les recnies qu'on envoyait aux compagnies de service à mesure que leurs cadres se vidaient, mais cet usage vient d'être aboli et tout est maintenant sous les drapeaux.
I^ discipline militaire chez les Anglais est en tout
a88 L'INDE ANGLAISE EN 1843.
point différente de la discipline française. Quant au corps d'officiers, au lieu d'être une monarchie absolue dont le colonel est le despote, c'est une république avec une hiérarchie et une charte constitutionnelle dont les lois sont écrites et immuables. Cette hiérarchie n'existe que sous les armes, devant l'ennemi, sur le champ de manœuvre ou au conseil de guerre; partout ailleurs il y a égalité parfaite entre tous les officiers, depuis le sous-lieutenant jusqu'au lieutenant-colonel. Ils sont tous égaux à titre de gentlemen, car l'uniforme ennoblit, et le titre de gentilhomme est justement considéré comme le premier de tous. Un officier est amené devant un conseil de guerre pour avoir oublié sa qualité de gentilhomme, comme pour avoir manqué à ses devoirs militaires.
Pour créer et entretenir les sentimens d'égalité et de fraternité , il est ordonné par les réglemens militaires que tous les officiers d'un même corps qui ne sont point mariés , ou dont les femmes n'habitent pas la garnison, depuis le lieutenant -colonel jusqu'au sous-lieutenant , auront un cercle et une seule table d'hôte en commun {the mesê)^ que je traduirai doré* navant par la masse^ sur le système d'un fonds perdu appartenant à la communauté.
Cette masse est un capital flottant, fondé depuis nombre d'années et alimenté de la manière suivante : Tout officier, en entrant au régiment avec le grade de sous-lieutenant, doit commencer par verser dans la caisse commune une somme équivalente à son pre* mier mois de solde. Il paie en outre^ sa pension de chaque mois à la table d'hôte : cette pension est
PaEMIÈ&E PARTIE.— CHAPITRE XIV. 289
la même pour tous les officiers quel que soit leur rang; elle est déterminée , pour ce qui a rapport à la nourriture, par la consommation générale divisée par le nombre des convives; et quant aux vins et liqueurs, par la consommation individuelle , plus une taxe de 12 pour 1 00 au profit de la masse. Chaque fois qu'un officier est promu à un grade supérieur, il subit encore une fois une retenue semblable d'un mois de solde du nouveau grade , toujours pour enrichir cette masse. En cas de mort , c'est la communauté qui hérite; il en est de même si l'officier permute d'un corps à un autre : les sommes données ne sont jamais rendues , et il devra verser dans la caisse du nouveau corps un mois de solde du grade avec lequel il y entrera; enfin, tout officier présent au corps, en congé ou détaché, subit encore une retenue mensuelle d'un jour de solde.
Comme le gouvernement exige un certain luxe et UBe certaine hospitalité de chaque corps d'officiers (par exemple deux grands dîners par an aux généraux chargés des inspections semestrielles, dîners où toutes les autorités de la localité doivent être invitées), il souscrit aussi annuellement à la masse , soit en Angleterre, soit dans l'Inde, pour a5 livres sterling par compagnie, ou aSo livres par régiment. On conçoit que ce fonds social pourra s'accumuler rapideïûent, et c'est ce qui arrive le plus souvent, mais il peut se rencontrer aussi des causes de diminution , telles ciu'une mauvaise administration des capitaux ce qui est fort rare , des perles de bagages en temps de
g^^erre, les changemens de garnison, le transport du
a9o L'INDE ANGLAISE EN 1849.
matériel du cercle exclusivement à la charge de la masse. Enfin sans compter le chapitre des accidens, il y a les dépenses ordinaires, telles que Tentretien d'une magnifique argenterie pour quatre-vingts ou cent couverts, du Hnge, de la faïence, de la porcelaine , des cristaux et de la coutellerie en proportion; le loyer d'un hàtiment assez vaste pour contenir d'abord la table d'hôte , plus un salon de lecture et généralement une salle de billard.
La masse est non-seulement reconnue comme la bourse commune, la propriété inaliénable et incontestable du plus jeune officier comme de son commandant, mais l'administration de cette fortunées! élective et doit se renouveler chaque année. Tout le corps d'officiers, réuni en conseil, choisit parmi ses membres un président de masse (qui ne devra jamais être le commandant) et deux secrétaires. Ce président est responsable sur sa fortune privée du placement des capitaux et de la gestion des propriétés mobilières et immobilières appartenant au cercle. Les secrétaires partagent cette responsabilité, mais seulement pour ce qui a rapport à la table d'hote : l'un ayant le département des vins et liqueurs; Vautre de l'argenterie, bijouterie, lingerie, etc. Tous les six mois ce comité devra présenter ses comptes au corps d'officiers régulièrement assemblé, qui nommera un comité d'examen pour les vérifier. Toute dépense importante, tout projet d'acquisition ou de vente, audelà d'une somaie fort minime, exige un nouveau conseil général , et chaque question est décidée à la majorité des votes, chaque officier n'ayant qu'une