‹ L'Inde Anglaise en 1843Chapitre 94 sur 268 · II · texte numérisé non relu

II

CapiUdnc

Lieutenant. •

SoQs-lieutenant on enseigne. . . .

Adjudant

Quartier-maitre

Sons-lieutenant, trésorier

Chirurgien-major

Chirurgien-aidennajor

Sergent^miÙor . . .

Sfr.OOc.p.j.

Sergent quartrinatt

Sergent porte-drap.

Sergent ordinaire. .

Tambour-major . .

Caporal

Soldat À 3 galons (i).

Soldat à 2 galons . .

Soldat à 1 galon . .

Soldat sans galons .

Trompette/ fifre}

tambour

Enfant de troupe de

15 à 18 ans. . . .

Femme de soldat. .

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3io L'INDE ANGLAISE EN 1843.

On voit donc que les appointemens d'un lieutenantcolonel dans l'Inde varient de 24 à 4o,ooo francs de rente, et ceux d'un sous-lieutenant de 5 à 7,000 francs. Mais rappelons-nous que dans l'Inde comme en Angleterre la dépense obligée du commandant est absolument la inême que celle du sous-lieutenant; ils mangent à la même table d'hôte où ils n'invitent que le même nombre d'amis et paient absolument la même pension, Le loyer du colonel n'est pas plus coûteiuç et il n'a pas ini cheval de plus, puisque chaque officier a le sien. Çnfin ils ont précisément le même nombre de domestiques. En Angleterre cela se réduit ^ im soldat chacun (le commandant peut en avoir deux) qui ne leur coûte rien; dans l'Inde c'e§t une dou« ^aine de natjls : moins serait au-dessous du confortable, plus serait un luice inutile. Il s'ensuit donc que si l'on prend le traiten^ent du sous-lieutenant pour l'unité de dépense ^ toute la différence en plus devr^ être économisée dans chaque grade, et avec le moindre esprit de prévoyance devra former un noyau de fortune qui fi* accumulera rapidement.

En Angleterre, telle est la cherté de la tenue et le prix de la pension que c'est à peine si le lieutenant peut vivre sur sa solde, et s'il y réussit ce n*est qu'à force de privations et en se condamnant à la vie la plus austère. Pour le sous-lieutenant c'est chose impossible; il devra recevoir de sa famille un complément d'au moins 100 fr. par mois, indépendamment de tout son premier équipement et de son premier versement à la masse, qu'elle devra aussi lui avancer. Dans l'Inde c'est tout différent : le traitement dusouS'

PREMIKRE PAATIE.— CHAPITRE XV. 3ii

lieulenant lui ftulBt pour vivre aveo aisanœ-, avee luxe, avec une élégante hospitalité. S'il a de l'intelligence, il peut économiser i,aoo fr. dans l'année. Durant tout mon temps de service dans les deux grades subalternes, ma dépense obligée n'a presque jamais été inférieureà celle du lieutenant-colonel , et mes économies de chaque année atteignaient au moins le chiffre que je viens de nommer; celles du commandant de son propre aveu se montaient à îi5,ooo fr. Ce n*est pas que je trouve que les traitemens soient trop considérables, tant s'en faut ; chaque année passée dans l'Inde en enlève au moins deux de l'existence , tarit toutes les sources de la vie, flétrit et dessèche l'avenir. On ne saurait trop payer une vie sans cesse aventurée, dévastée par le choléra , la dysenterie, les mille plaies du climat. L'homme passe ici commq Fherbe des champs; il faut qu'il puisse rapidement recueillir son salaire ou bien il meurt avant d'être payé.

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