ROSES | Ê
dans «Indian Polity », le général sir George Ches- . ney, du Royal Engineers, il ne représente pas dans leur ensemble. les aspirations de la grande partie des classes instruites ou des classes supérieures de la société native, bien que an ou deux riches financiers hindous fournissent une forte part des fonds
Quoi qu’il en soit, il n’est pas douteux que la propagation par la presse. des résolutions du Congrès ait singulièrement surexcité les étudiants que leurs vieilles coutumes, leurs castes, leurs préjugés séculaires et leur origine n’avaient pas suffisamment préparés à l’instruction européenne moderne qu’ils ont recue. Il faut avoir vécu dans l’Inde pour voir avee quel dédain supérieur les Hindous qui invoquent la liberté et l'égalité, traitent les gens des castes inférieures formant la plus grande partie du peuple. Et si l’un d’eux les touche par inadvertance, ces mêmes Hindous révolutionnaires se croient souillés et s’empressent d’aller se purifier dans l’eau sacrée de ce contact odieux. |
Ils seraient déshonorés, ces singuliers égalitai- res, de laisser entrer dans leur domicile un Hindou moins casté, ou d'aller chez lui. Néanmoins, ils. réclament l’indépendance, vague, il est vrai, mais accentuée par le mouvement swadeshiste depuis la mesure administrative prise, sous le nom de « Partition of Bengal », par le vice-roi lord Curzon.