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probablement, préféraient le séjour mondain de
Calcutta à celui d’une ville monotone de province,
la proposition de sir Charles Elliot fut retirée. Il s'agissait aussi dans cette proposition de transférer la division de Chittagong à l’Assam. Néanmoins, pour des motifs que nous ignorons, le projet fut abandonné.
Six ans plus tard, en 1902, lors du rattachement administratif du Bérar aux Provinces centrales, lesquelles prirent le nom de « Provinces
centrales et Bérar », l’attention du vice-roi fut
appelée sur la nécessité de réduire l’immense province ‘du Bengale, qu'un seul lieutenant-gouverneur était impuissant à administrer effectivement, en raison de l’accroissement de sa population et de celui de ses intérêts industriels et commerciaux. II fallait, par une mesure pratique, donner un soulagement matériel au gouvernement du Bengale, surchargé par le poids trop lourd que ces aceroissements successifs lui imposaient.
Or, il n’y avait qu’un seul moyen pour y arriver : partager la province trop grande, et d’un gouvernement en faire deux. É
Lord Curzon en adopta le principe et en informa par lettre, le 3 décembre 1903, sir John Brodrick, secrétaire d'Etat de l’Inde, à Londres. Voici l’extrait principal de cette lettre du vice-roi
« Au cours des projets de rattachement administratif du Bérar aux Provinces centrales, notre attention a été appelée sur la nécessité de donner au gouvernement du Bengale un soulagement ma-
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tériel de la charge toujours croissante qui lui est imposée par l'immense population confiée à son administration et par l’accroissement important de ses intérêts industriels et commerciaux. Les ‘conclusions auxquelles nous sommes arrivés, après mûres réflexions sur ce grand et important ensemble de problèmes compliqués, et les fondements sur lesquels ils sont basés, sont entièrement exposés dans les lettres intéressant le Gouvernement, et dont copie ci-jointe.
» Après examen des réponses à ces lettres, nous vous écrivons de nouveau à ce sujet, et nous croyons que nous serons, par conséquent, en mesure de vous soumettre nos propositions définitives dans le but d’appliquer un remède efficace qui, dans notre pensée, est incompatible avec le maintien d’une parfaite administration à laquelle tendent nos efforts, et d’où dépend la réputation de notre gouvernement. La question de la nouvelle ré- . partition territoriale et administrative dans l’Inde est véritablement dans notre esprit et est une des plus urgentes et des plus vitales des nombreux problèmes pour lesquels nous nous efforcons de trouver la solution. » /
A l’appui de cette lettre, se trouvent les copies des lettres adressées par le vice-roi au gouverneur de Madras, au chief-commissionner des Provinces centrales, à celui de l’Assam. Le gouvernement de l’Inde demande leur avis sur la réduction territoriale des pouvoirs du lieutenant-gouverneur du