‹ L'Inde Anglaise et le SwadeshismeChapitre 28 sur 41 · SUITE · texte numérisé non relu

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Bengale, et leur extension aux provinces adjacentes.

On invoque plusieurs motifs

1° Le travail excessif imposé au gouvernement du Bengale, qui ne lui permet pas de s’occuper des districts éloignés.

2° L'extension à donner à l’Assam, en augmentant sa juridiction et son territoire jusqu’à la mer, pour le relier avee le chemin de fer Assam- Bengale, et rendre son administration indépendante.

3° La nécessité de placer sous la même administration les parties de la population qui parle l’Uriya, comprises dans le gouvernement de Madras et dans les Provinces centrales, dont les divers districts provoquent des difficultés avec l’orgamisation actuelle.

Le 2 février 1905, le gouverneur général lord Curzon adressait une autre lettre à sir John Brodrick, secrétaire d'Etat, dans laquelle il présentait le schéma de la reconstitution des provinces du Bengale et de l’Assam, et reproduisait l’opinion et les critiques dès personnes officielles ou non, tout en insistant sur la nécessité immédiate de reconstituer le Bengale.

D’après la correspondance précédente, en 1765, la plus grande partie du Bengale aurait été détachée de la contrée connue sous le nom d’Orissa, et donnée à la Compagnie des Indes de l’Est Indien par les nababs du Bengale et du Béhar. En 1803,

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cette province fut agrandie par l’addition d’Orissa, et en 1824, par celle de l’Assam.

Depuis ce moment jusqu’à ce jour, l’admin'stration du Bengale ne fut modifiée qu’une fois, en 1874, par la création d’un chef commissaire (commissionner chief) en Assam et par le transfert de South Lushai Hills, en 1898.

Conformément à la loi de 1773 et à la Charte de 1833, ces vastes territoires (Bengale) étaient administrés, avant 1854, par le gouverneur général en Conseil, qui désignaiït pour le remplacer pendant ses absences un ( deputy governor » (gouverneur délégué), pris parmi le plus âgé des membres du Conseil. Enfin, en 1854, on nomme le premier lieutenant-gouverneur du Bengale, mais avec des pouvoirs si peu étendus qu’il ne peut intervenir en rien. Aussi, en 1868, à l’occasion de la famine, sir C. Beadon fit ressortir les graves inconvénients de ce système et, trois ans plus tard, sir George Campbell, président de la Commission de la famine, proposait une série de mesures tendant à donner l'initiative complète au lieutenant-gouverneur du Bengale. C’est ainsi que l’administration du Bengale fut transformée pour la première fois.

A compter de ce moment, on mit fin au régime du laisser-faire. En effet, on commença par protéger les classes pauvres et, en 1885, on s’occupa du cadastre. Il en résulta un progrès considérable dans toutes les branches de l’administration, dont le premier effet fut de mettre en communication

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