‹ L'Inde Anglaise et le SwadeshismeChapitre 29 sur 41 · TON" ES · texte numérisé non relu

TON" ES

directe les fonctionnaires avec la population. Les industries furent créées, les travaux d’eau entrepris, les municipalités nommées, l'instruction répandue à profusion, l’état sanitaire de la capitale et des villes voisines amélioré, et enfin la police complètement réorganisée.

Mais, peu à peu, en présence de l’augmentation très sensible du travail et de la responsabilité progressive, le lieutenant-gouverneur du Bengale ne pouvait plus faire face tout seul à cette situation trop lourde.

Lorsqu’en 1854, sir F. Haïlkday, le premier lieutenant-gouverneur, fnt chargé d’administrer le Bengale, cette province avait une population d’environ 40 millions d’habitants. En 1871, lors de la nomination de sir George Campbell, le recensement accusait 62.335.247 habitants et, en 1905, avant la partition .du Bengale, on comptait 78.493.410 habitants, chiffre vraiment formidable, si on veut bien le comparer à celui des plus grandes provinces de l’Inde, par exemple les Provinces- Unies, qui ont 48.493.879 habitants, et celle de Madras, qui possède 42.397.522 habitants. Par ces comparaisons précédentes, il est facile de se rendre compte qu'il était impossible à une seule personne d’administrer une telle région.

Déjà, en 1853, lord Dalhonsie, dans un rapport du 6 décembre, avait fait ressortir combien il était difficile au gouverneur général (vice-roi), de gouverner tout le Bengale, pourtant bien moins peuplé qu'aujourd'hui. Vingt ans plus tard, sir George

Page 1