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rah, Dacca et Mymensingh à à 1 AROATEe et de com-
prendre : aussi le Chutia Nagpur dans les Provinces centrales, bien qu’à ce moment il était question de grouper ensemble certains territoires des Pro-
vinces centrales et de la province de Madras pour placer sous un seul gouvernement les populations parlant l'Uriya.
Dès que ce projet fut publié, il souleva de vives protestations chez les babous, et donna lieu à des
discussions interminables, parmi le public bengali.
Tous craignaient la suppression du lieutenant-gouverneur, celle du conseil législatif, le déplacement de la juridiction du Board of revenue, et aussi celui de la Haute-Cour. Pourtant, vers le milieu du mois de février 1904, après avoir revu cette question avec le lieutenant-gouverneur du Bengale, le vice-roi visitait Chittagone, Dacca, Mymensingh, et en réponse aux ne publiques promettait la formation d’une province orientale qui serait administrée par un lieutenant-gouverneur assisté d’un conseil législatif, et qui possèderait une autorité indépendante pour la question du service du revenue (board\ On donnait aussi satisfaction à ces populations de l’Est et de l’Assam. Mais, pour former une nouvelle province, il fallait prendre une partie des immenses territoires du Bengale et.se mettre d'accord à cet effet avec le lieutenant-gouverneur de cette province. Dans
cette intention, sir Andrew Fraser, lieutenant-gou-
verneur du Bengale, par lettre du 6 avril 1904, proposa d’aunexer à la province projetée les divi-
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sions de Dacca et de Chittagong, ainsi que les districts de Pubna, Bogra et Rangpur, formant à l’est la moitié du Bengale du nord. Il s’opposa en même temps au transfert de n’importe quel district britannique de Chutia Nagpur, alors qu’il acceptait les additions de territoires de la province de Madras, en ce qui concernait Sambalpur.
Le vice-roi, après avoir pris en considération les propositions présentées par le lieutenant-gouverneur du Bengale et les vues exprimées par le gouvernement de Madras, les chefs commissaires de l’Assam et des Provinces centrales, fit remarquer que les séries de transferts recommandées par sir A. Fraser laisseraient le Bengale avec une population d’environ 62 millions un quart, c’est-à-dire que cette population serait aussi élevée qu’en 1872, tandis que, si même le transfert de certains territoires de Madras n’avait pas lieu, la population serait de 59.384.400. C’est pourquoi, en vue d’amoindrir ce chiffre, le gouvernement général de l’Inde désirait ajouter aux territoires qui devaient être transférés à la nouvelle province du Bengale, les districts de Rajshahi, Dinajpur, Malda et l’état de Cooch-Béhar. Voici les avantages qui furent mis en avant en faveur de cet arransement :
1° La nouvelle province ainsi constituée possédera une population d’un peu plus de 31 millions d’habitants et le Bengale n’en conservera guère plus de 54 millions.
2° Ses frontières seront contiguës et bien défi-
nies à l’ouest entre elle et l’ancien Bengale, et ses limites dans toute la longueur s’accorderont avec les différences géographiques et sociales. Puis, dans une partie de sa superficie, elles correspondront aux ensembles caractéristiques de physique, de langages et d’ethnologie, dont les limites proposées par sir A. Fraser n'avaient pas tenu compte.
3° Cette délimitation réunira les musulmans du Bengale dans une même province, et aura alors Dacca pour capitale naturelle.
4 Elle concentrera l’industrie entière du thé, à l’exception des plantations de Darjeeling, qui se trouvent dans des conditions spéciales.
9° Elle placera sous le contrôle d’un seul gouvernement la majeure partie de la contrée où l’on cultive le jute.
6° Elle dispensera de supprimer les divisions des chefs-commissaires.
Ce projet du gouverneur général fut accepté par les gouvernements locaux, mais le chef-commissaire de l’Assam suggéra de constituer en un nouveau commissariat ou division les districts de la vallée de Surma, les montagnes de Garo, celles de Lushaï et l’Etat de Manipur, qu étaient déjà placés sous le contrôle du chef-commissaire. I fit valoir des arguments à ce sujet.
Les propositions finales du vice-roi peuvent donc se résumer ainsi. La nouvelle province (celle qui fut plus tard Eastern Bengal and Assam) se composera du présent commissariat de l’Assam, de
l’est et du nord du Bengale, des visions de Ont.
tagong, de Dacca et de Rajshahi (excepté Darjeeling), mais y compris les Etats de la montagne Tippérah et le district de Malda, formant une partie de la division de Bhagalpur. Cette province aura une superficie de 106.540 milles carrés avec “une population de 31 millions d’habitants, dont 18 millions de Musulmans et 12 d’Hindous.
D'un autre côté, le Bengale reconstitué, tout en
cédant ses grands territoires du côté de l’Orient, gagnera des Provinces centrales vers l’ouest, Sambalpur et les cinq Etats uryas de Patna, soit :
Kalahandi, Sonpur, Bamra, et Raiïrakhol, mais il
restituera aux Provinces centrales les cinq Etats hindous de Jashpur, Sarguja, Udaipur, Khoria et Chang-Bhakhar. Ce Bengale possèdera ainsi une superficie de 141.580 milles carrés et une population de 51 millions d'habitants, dont 42 millions d’'Hindous et 9 de musulmans. Par conséquent, les territoires compris dans l’ancien Bengale et l’Assam seront divisés en deux provinces compactes et indépendantes, chacune homogène de caractère et avec des limites territoriales et administratives bien définies. De plus, par l'addition des Etats Uriyas, toute la population parlant l’uriva sera placée dans une administration unique, celle du Bengale. Et, par la suppression des Etats hindis et leur cession aux Provinces centrales, toute la population parlant la langue Hindi, se trouvera dans la même division administrative : les Provinces centrales. Ensuite les districts où l’on cul-
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de Mémoire 0 ane servit d pos se tard :
au discours que prononça sir Henri Cotton, mem- és < bre du Parlement, contre la partition du Bengale). ” © Voici les arguments substantiels : du comité chargé de la rédaction de ce mémoire ‘attribué au Raja ee RE Mohun Mukerjee, ancien membre du con- ER seil législatif de l'Inde, “homme politique expérià cmenté appartenant FA RAR avancée des partis 3 se #86 Bengale. se ‘ PS 40 ë F 1° Appel à l’ opinion ner : Le projet Te RE UE constitution du Bengale a provoqué une agitation sans pareille ; il ne, faut donc pas li ignorer, et en tenir compté. Ven" ME E SU BARRE VAL Le vice-roi répond : FE opinion n’est pas géné- . : EE rale, elle a été fabriquée à Calcutta par la classe | littéraire (textuel) et transmise à Dacca et ailleurs. « 2 Perte de l’unité nationale : La division de FACE Ja patioh bengalie en deux unités rompra ses liens historiques, sociaux, linguistiques, et portera obstacle aux progrès intellectuels, sociaux et matériels
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du peuple. Le Bengale uni est puissant ; divisé, il sera faible.
A ceci, lord Curzon répond : Il n’est pas désirable dans l’intérêt d’un peuple ou d’un pays, que l’opinion se forme dans un seul centre pour être répandue ailleurs, sans tenir compte de ses autres aspirations. C’est ainsi que l’avis de certains gros propriétaires fonciers de Faridpur et Backerganj en faveur de la partition du Bengale, ne fut portée à la connaissance du vice-roi que dans une lettre de la Chambre de commerce du Bengale, datée du 11 mars 1904. Il semble donc désirable, à tous points. de vue, d’encourager l’initiative de tous les centres et celle de leurs aspirations locales, Il faut préserver l'intelligence et les entreprises naissantes du Bengale des entraves que tendent prématurément à leur imposer un moule uniforme, rigide et stérile, et laisser se produire l’expansion sociale des musulmans à Dacca, des Indiens du Béhar à Patna et des Uryas à Cuttack. L’opinion locale est un élément sain de la vie nationale, et elle n’a aucune raison de supposer que la réforme administrative projetée soit fatale à l’opinion préconçue d’un comité qui croit voir les intérêts et la communauté de race qui peuvent exister parmi les Bengalis. En ce qui concerne l’idée nationale, ce n’est pas une simple formalité administrative d’abornement qui portera obstacle à un développement, si cette unité repose sur la langue, Ja rehgicn et la race. Le sentiment national est animé par une vitalité réelle qui lui est propre ; cette
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vitalité doit être aussi indépendante des limites d’une province que (ainsi que l’a assuré la Chambre de commerce de Calcutta) de son trafic.
3° Perte de privilèges constitutionnels : conseil législatif, Board revenue, Haute-Cour. Les districts que l’on propose de séparer du Bengale perdront la jouissance de plusieurs privilèges constitutionnels, d'éducation et d’autres.
Ce sont des craintes chimériques, répondait lord Curzon. Il y aura dans la nouvelle province un conps législatif comme au Bengale, et il n’y aura pas de réglementation particulière, sauf en cp qui concerne les districts de Naga, Lushaï et des montagnes de Garo, lesquels, en vertu de leurs statuts légaux et du caractère spécial de leur population, se trouvent dans la même position qué le Sonthal Parganas et les montagnes de la région de Chittagong dans le Bengale, selon l’Act de 1870.
Le Board revenue sera établi dans la nouvelle province. Quant à la Haute-Cour, elle sera maintenue à Calcutta, intacte, tant qu’elle pourra venir à bout des affaires des deux provinces ; maïs, lorsque la ville de Dacca, devenue chef-lieu d’une vaste province, se sera développée «et aura donné naissance à un esprit provincial indépendant, on la verra réclamer un tribunal d’appel indépendant et ne pas être d’avis de donner de l’extension à la Haute-Cour de Calcutta, pour lui, permettre de continuer à rendre la justice en dernier ressort dans deux provinces. j
Le gouvernement ne peut donc fournir la garan-
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: F l tie, comme l’a exigé la Chambre de commerce, de
maintenir le ressort de la juridiction de la Haute-
Cour de Calcutta, tel qu’il est aujourd’hui ; il ne peut engager l'avenir de ses successeurs (1).
4 Etat arriéré de l’Assam. L’Assam est une province arrérée ; elle nuira aux districts détachés du Bengale, habitués à une administration AVANCÉS/ NT MSN
Le gouverneur général réfutait ainsi : Il n’y a aucune raison valable de supposer que l’administration de la nouvelle province sera inférieure à celle de l’ancienne. Elle sera certainement plus efficace que l’administration actuelle, qui, par suite de la trop grande étendue de territoire, a dû s’en tenir Au régime déplorable du laisser-faire.
5° Langues et races : La langue (le bengali) est sûre de dégénérer, si les peuples de l’est et de l’ouest sont placés sous deux gouvernements distincts. Diautre part, les brahmes et les kayasths (soudras) d’une province ne se marieront pas avec ceux de l’autre.
À cela, le gouvernement répondait : Le bengali restera la langue dominante de la nouvelle province et on ne voit pas comment elle pourrait s’al-
(I faut noter que le monde des avocats, plaideurs, avoués de Caleulla ne voulait pas de la division du Bengale en prévision de la diminution inévitable des affaires judiciaires, si une autre Cour était installée (elle sera d’ailleurs à Dacca plus tard,dans l'Eastern Bengal).[] existe déjà dans l'Inde 4 Hautes Cours et deux Cours avec des attributions pareilles aux Hautes Cours.
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