CHAPITRE VIII
Calcutta selon un écrivain officiel et selon la vérité. — Le jardin botanique, son directeur vandale. — Barrackpour, le Trianon de l’Inde. — Le fleuve entre Barrackpour et la ville. — La vie et la mort. — Les sociétés indigène et anglaise. — Les quatre phases de la vie d’un brahmane. — L’institution du cordon sacré. — Le mariage. — Les Anglais dans l’Inde. — La jeune miss en quête d'un mari. — Brillantes exceptions. — Une journée au camp de Barrackpour. — Appointements des militaires anglais et des fonctionnaires civils. — Les covenanteds et les uncovenanteds. — Démoralisation et misère des Bengalais. — Multiplicité des crimes. — Les Dacoits ou les chauffeurs de l'Inde. — Statistique criminelle. — Lâcheté des administrés. — Corruption des administrateurs indigènes. — Indifférence et vanité des hautes classes. — Durbar de lord Dalhousie. — L’aide de camp Half-Cast. — Le rajah deSikim ou le propriétaire malencontreux. — La saison des pluies au Bengale.
Calcutta Melon un écrivain officiel et selon la vérité.
■ Calcutta, aujourd’hui la plus vaste et la plus peuplée des villes de l’Inde , est agréablement située sur le bord du Bhagirati1. Ses édifices variés, d’un genre d’architecture jusqu’au temps présent inconnu aux Indes, surpassent en beauté ceux de la Chine et d’Ispahan. On dirait que ses rues aplanies, bordées de maisons en briques jointes avec un ciment solide, sont des allées du célèbre jardin d’Irem.... Dans le bazar, aussi symétrique qu’un album réglé, les échoppes sont sur deux lignes comme des ran-