‹ L'Inde contemporaineChapitre 112 sur 166 · I. üebefs travels , ch. ix · texte numérisé non relu

I. üebefs travels , ch. ix

ses fleurs tendres comme celles du pêcher ; mais il rechercherait en vain l’ordre , la distribution et l’harmonie des lignes qui faisaient le charme principal de cet établissement , et cette allée sans pareille de cycas des Moluques, dont les troncs étranges, les hautes ramures entre-croisées et les folioles légères rappelaient les piliers, les voûtes , les nervures , l’ornementation et les ombres mystérieuses d’un monument gothique.... Le successeur du docteur Wallich n’a rien eu de plus pressé , le croi- * rait-on ? que de faire arracher cette merveille d’arboriculture et de bouleverser les plans de son devancier ! Il n’est pas resté longtemps à la tête du Botanic Garden , mais il a pu lui appliquer ce que le prophète disait de l’impie :

Je n’ai fait que passer, il n’était déjà plus.

Au docteur Griffith , ainsi se nommait ce botaniste vandale , a heureusement succédé un homme qui réunit aux plus profondes connaissances le goût de l’artiste paysagiste le plus parfait. Le sol , le climat et l’or de la Compagnie aidant, quelques années suffiront à M. Falconer pour remettre les choses sur l’ancien pied ; en Europe , un demi-siècle n’y suffirait pas. Notons ici , en réponse à beaucoup de gens qui , même à Calcutta , ne manquent pas de demander : « A quoi cela sert-il? » que, sous l’habile direction du docteur Wallich, les pépinières du Botanic Garden déversaient annuellement sur toute la surface du globe , à près de deux mille établissements publics ou privés, plus de cinquante mille sujets, précieux par leur rareté , leur beauté , leur application aux arts , à l’industrie , à l’hygiène ou à l’économie domestique1.

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