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fondraient nécessairement en un seul; les traitements seraient remaniés , un peu au détriment du premier, beaucoup au profit du second, et leur nivellement gradué offrirait bientôt une diminution sur le chiffre total1.
Ce luxe de traitements est la conséquence de cette idée enracinée chez tous les Anglais, qu’ils font en venant passer quelques années dans l’Inde un sacrifice énorme , * dont ils ne sauraient être trop indemnisés.
« Le type de leurs mœurs est si fortement imprimé, que les circonstances les mieux faites pour l’effacer ne l'allèrent, ne le modifient en aucune façon. Nous tenons moins, nous autres Français, à nos habitudes, soit nationales, soit particulières; nous nous soumettons de meilleure grâce aux exigences des circonstances qui nous en commandent et nous en conseillent le sacrifice. Changement de climat, changement de fortune, rien ne détermine un Anglais à se départir de ses habitudes : il vivra au bout du monde comme il vivait à Londres; ruiné, il s’endettera plutôt que de se résigner à être pauvre et à vivre pauvrement. Le trait du caractère national anglais est sans doute exagéré dans l’Inde par les prétentions de fortune qu’y apporte, en général, le plus pauvre Européen. Rien de si commun à Calcutta qu’un appel k la charité publique, non pour avoir du pain, mais une voiture. Il est plus comme il faut , plus gentleman d’aller en voiture par souscription, que d’aller à pied sans avoir mendié ses souliers.
« Un officier occupait au service de la Compagnie un emploi très-lucratif, qui lui permettait de servir à sa mère, en Écosse, une pension de G000 francs. Soit incapacité, soit désordre de conduite, il vint à perdre son