‹ L'Inde contemporaineChapitre 137 sur 166 · I. Éd. de Warren, Y Inde anglaise, t.‘ I, chap. iv · texte numérisé non relu

I. Éd. de Warren, Y Inde anglaise, t.‘ I, chap. iv

leraent gouvernés et administrés qu’aucune autre aggré- •gation de leurs congénères, environ 200 000 Hindous. Cependant , si honorable que soit celte tutelle , elle est de peu de profit pour la France. Pondichéry, point inoffensif désormais , perdu dans l’immensité de l’Inde anglaise , est une colonie déshéritée d’avenir. Jacquemonl affirme qu’après les traités de 1815 lord Castlereagh offrit en vain au duc de Richelieu , alors chef du cabinet français, de nous rendre l’ile.de Maurice en échange de Pondichéry. Si la chose est vraie, on ne saurait dire lequel fut le plus inepte, du ministre qui fit la proposition ou de celui qui la repoussa.

Ceylan. — Heu nom* et Heu légendes antiques.

Ayant trouvé à Pondichéry un navire en partance pour Trincomaly, j’en profitai pour aller visiter Ceylan. Je ne pouvais songer à m’éloigner de l’Inde sans avoir contemplé la splendeur pleine de grâce et de mystère de cette île magique , la plus belle de toutes celles que baigne C Océan \ la plus riche perle de la couronne britannique; sans avoir salué ce sol antique, aussi célébré dans la poésie sanscrite que celui de la Troade a pu l’être dans la littérature gréco-romaine; sans avoir donné au moins un regard aux débris cyclopéens qui dorment sous la mousse de ses solitudes, et aux représentants des plus anciennes variétés de notre race, vivant encore à l’ombre de ses bois.

Dès la plus haute antiquité, connue des Aryas-Sanscrits sous le nom de Lanka, cette île fut, il y a trentecinq siècles au moins , le théâtre de la lutte suprême qui leur assura l’empire de l’Inde méridionale, et dispersa à

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