‹ L'Inde enchainéeChapitre 116 sur 227 · ES STE · texte numérisé non relu

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ignorer Îles rudiments; ils ont fait leurs humanités. »

En somme, le problème posé dans le titre de ce chapitre peut s’exprimer ainsi : vaut-il mieux que l'Inde soit gouvernée par une poisnée d'étrangers qui l’habitent temporaire-

ent et ont tous leurs intérêts au loin; qui sont, pour la plupart, hautains et dédaisneux envers les Hindous; qui n'aiment n1 leurs coutumes, ni leur civilisation, n1 leur facon de comprendre la vie; qui ne connaissent les besoins de leurs administrés que fort peu et fort mal ou par vingt-quatre milhons cent mille Hindous qui peuvent lire et écrire au moins une des langues du pays et dont deux millions cinq cent mille peuvent Hire et écrire l'anglais, sans compter ceux, innombrables, qui, bien qu'illettrés au sens étroit du mot, possédent du bon sens, connaissent leur peuple et ses besoins et chérissent leur pays?

Qu'on n’attribue pas à lauteur une méconnaissance des bienfaits de l'instruction. On a vu plus haut qu'il les revendique pour l’Inde et que les Hindous eux-mêmes veulent les voir se répandre. Ce qui est dit ici au sujet de l’état intellectuel de la masse du peuple hindou répond à largument selon lequel les Hindous ne seraient pas dignes de autonomie parce que beaucoup d’entre eux sont illettrés. Ce qu’il faut que l’on sache, et que les Ang ais ne disent pas, c’est que l'Inde considère l'autonomie comme sa seule chance de voir reculer l'analphabétisme.

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