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qui, de son propre aveu, n’en fut informé
que huit mois plus tard.
Cinquante soldats armés de mitrailleuses perfectionnées tirèrent à bout portant seize cent cinquante décharges sur quinze mille à vinoet mille hommes, femmes et enfants, assemblés dans un jardin public enclos de murs et d’où il était pratiquement impossible de s'échapper.
Le général Dyer, le « héros » de Paffaire, qui se vanta d’avoir « sauvé l'Inde », déclara qu’il avait interdit le meeting, et qu'on lui avait désobéi. Mais l’enquête montra que l'ordre n’avait pas été publié dans les quartiers d’où venaient les manifestants, que beaucoup étaient arrivés de la campagne pour une fête religieuse, et que personne ne connaissait linterdiction. Quelques minutes avant la fusillade, la foule avait voté à l’unanimité une résolution condamnant les émeutes précédentes et tout acte de violence, et recommandant à tous les participants de rester dans la légalité et d'agir avec calme. |
En réalité, le but de Dyer était moins de disperser la foule que de passer sa co:ère sur les « sales indigènes », leur montrer « qui il était » et « leur donner une leçon qu’ils n’oublieraient pas ». Trois faits le prouvent : l'ouverture du feu sans ordre préalable de dispersion; la continuation de la fusillade alors que la foule cherchait à fuir de toutes parts; le fait que les mitrailleuses furent surtout dirigées vers les portes qui furent bientôt bloquées par l'amas des blessés et des morts. Dyer avoua
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