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aux Indes, ceux-ci nous répondent, non sans raison il est vrai : « Médecin, guéristoi d’abord! » A moins qu'ils ne nous demandent insidieusement : :« Que diriezvous, Américains, si nous protestions contre vos lynchages de nègres et votre occupation armée des : Philippines? » : Pour désagréable qu’elle puisse être la question n’en est pas moins légitime et justifiée; el même si elle nous exaspère sur le moment, elle nous sera salutaire en fin de compte.
Il serait bon qu’on nous posât plus souvent des questions de ce genre; cela fait réfléchir. Rien ne serait plus utile aux nations + que de mettre leurs susceptibilités de côté L, et d'accepter des critiques et des suggesee tions de la part des autres, à condition, naturellement, que les observations soient faites dans un esprit de bienveillance et d’entr’aide, Car les nations sont toutes interdépendantes. Le mal dont souffre l’une se répercute sur toutes les autres. La servitude d’une nation restreint la liberté du monde, entrave son progrès. C'est pourquoi, lorsqu'un peuple civilisé, réduit en esclavage, lutte pour se ressaisir, tous les autres peuplées lui doivent leur sympathie et leur soutien moral. Ils les lui doivent à la fois au nom de la cause de la liberté, et dans leur propre intérêt. On ne le dira jamais assez : tant qu’une seule nation sera opprimée, la paix du monde sera en péril.
Gandhi a raison de dire : « L'état d’impuissance et de servitude de l'Inde fait tort non seulement à elle-même, non seulement à l'Angleterre, mais au monde entier, »
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