D PR
« piquets » (picketing), c’est-à-dire pos-
La Er r ou * er 1 ASC T: TER
pe L 5 »
# CE D er D 7 D Se VEINE ae 7 3 Rene ed 0 0e L SR NP EE TS Ce = RER GR RES I ENRE DEtr ne L = Tv ee
ce qu'il était il y a cinquante ans. C’est surtout dans les populations ouvrières où le travail est démoralisant et le niveau de vie déplorablement bas que la tentation de l’alcoo! est la plus forte et la plus funeste.
C'est pourquoi l’ouverture des débits à proximité des usines et des mines soulève lindignation de tous les réformateurs sociaux. « Le Gouvernement distribue des patentes aux marchands d’alcool pour nous empoisonner en masse », écrit un hebdomadaire de Calcutta, « mais qui lui donne autorité pour débaucher et démoraliser la nation ?
Naturellement le Gouvernement tente de se disculper. Il déclare d’un ton patelin qu'il n’oblige personne à boire, et désire que personne ne boive trop. « Il n’est pas partisan des lois somptuaires. » « Il ne veut pas ôter aux gens la liberté de boire et de manger. » Ce sont là les excuses de tous les Gouvernements qui règnent pour se procurer de Pargent et de la puissance, et non pour le bien des peuples qu'ils administrent.
Un seul fait indéniable, qui suffirait à défaut de tout autre à prouver la responsabilité du Gouvernement dans le progrès de l'alcoolisme aux Indes, qui prouve que loin de vouloir modérer la consommation il est résolu à la maintenir et à lausmenter si possible, c’est le fait que le gouvernement a arrêté des milliers de. personnes menant la campagne de tempérance, et surtout celles chargées des
tées à la porte des bars et cherchant sans violence et par la seule persuasion à en détourner les buveurs.
C. H. Andrews écrit : « À ma connaissance, le gouvernement a emprisonné plus de huit cents personnes dans les seuls districts de l’Assam, pour de la propagande anti-alcoolique, parfaitement pacifique. »
Tout le monde sait que ce que les Anglais pardonnent le moins à Gandhi, c’est sa puissante campagne de tempérance qui a sérieusement réduit le revenu du Gouvernement.
Voilà la situation esquissée brièvement, et, Je le crois, en toute équité. Elle dure depuis un siècle et demi de domination étrangère. Les faits que J'ai cités aideront peut-être à Juger si cette domination est un
tel bienfait pour l’Inde qu’elle doive se prolonger. Partout, dans tous les milieux, dans toutes les classes sociales des Indes, ceux qui ont charge d’âmes vous diront qu’ils ne voient aucun espoir de débarrasser l’Inde du fléau de lalcoo!, tant qu'ils ne possèdent pas un gouvernement à eux.