‹ L'Inde pittoresque. Calcutta. TexteChapitre 16 sur 136 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

chant; et quand cet accident lui arrive, les smles en sont presque toujours fatales.

Les pâtres font ordinairement avec le cuir de cet animal une espèce de manteau lâche qui leur couvre tout le corps et pend jusqu’aux genoux. Ce vêtement suffit pour les mettre à l’abri de la froide température qui règne dans leurs régions désolées. La nuit, leur manteau leur sert de matelas. Le long poil, après avoir été soigneusement détaché de l’épiderme , sert à faire une sorte de toile à tente fort artistement tissue et imperméable à l’humidité. On en fait aussi des câbles beaucoup plus forts que ceux de chanvre, et qui résistent beaucoup plus long-temps à l’influence du climat et à la fatigue du frottement.

I.a queue ^jak est un ornement indispensable du costume d’apparat dans toutes les cours d’Orient; elle est en usage de cette manière dans toute l’étendue de l’Inde. Quand le commerce ne peut en fournir en proportion avec la demande, d’adroits contrefacteurs, qui n’ont de rivaux que parmi les Chinois, en fabriquent de fausses, mais très -bien imitées. On fait encore, avec ces queues, des chasse-mouches pour écarter les insectes du visage des personnes assez opulentes pour pouvoir se procurer ce genre de luxe. La dhi, ou femelle à.\xjak, donne une grande quantité de lait si gras qu’on en fait du beurre bien préférable à celui que fournissent tous les animaux des autres espèces bovines en Asie.

Nous nous félicitâmes du hasard qui nous permet-

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tait de voir un si bel individu de cette espece, car il ne se rencontre que très -rarement au-dessous des monts du Thibet. Personne, que je sache, n’a encore essayé de l’acclimater dans le Bengale; il est probable d’ailleurs que cette expérience serait sans résultat.

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