‹ L'Inde sous la domination anglaise;Chapitre 24 sur 101 · LIV. Vn. — mTtTDtt<>!<iS MtLlTAnil · texte numérisé non relu

LIV. Vn. — mTtTDtt<>!<iS MtLlTAnil

posent pas qu'il suffise de quelques reTer$ parliefe pottr * renverser ou ébranler notre puissance. Ifaissiq^poéom que trente mille Russes arrivent sur nbs Arpnlîèreftao»' compagnes de bordes dé cavalerie persane et a^hane, pour ne rien dire des millions de nos propres siqete qui ne manqueraient pas de sejoindreàeux; que mus ayons perdu une ou deux grandes bailles, effectué notre retraite sur Kbanpoor, tandis que les Rmses epn* tinuent d avancer; que Je vide du trésor nousoMige alors à laisser s*arriérer de quelques semaines la solde des troupes; que les Russes offirent la moindre aàg-» mentatiôn de paie : n'est-il pas éminemment probable que la majorité de nos cipayes s'empresseraient d'aller se ranger sous leurs drapeaux? Au moins n'av^RS* nous jamais manqué, en circonstanoes semblaUes^à trouver cbez les indigènes beaucoup d'anpressemeAt a se joindre à nous. Or nos cipayes n-appartienaoïiVils pas aux mêmes castes, aux mêmes races, ne soofrilt pas animés des mêmes sentiments? Là serait la que»* tion, toute la question ^1). »

Dans rhypotbèseque nous venonsd'iQdiqaer,]a coa*^ dnite du gouvernement serait toute tracée. LestnMipes du Gap, de Geylan , de Maurice, de la liédlterrftBée> devraient être immédiatement transportéeschuis l'iiide; elles-mêmes seraient remplacées, à mesure qtt'4rilM. avanceraient, par d'autres troupes plus fealeheBMafe débarquées. Dans rintérieur, le gouvernqmei^tent en sorte de mettre sur pied de grands oo^^ de OKm^ lerie indigène irrégulière. H les confierait à desoflBciaif. distingués par leurs services passés, avec mission dcf harceler TennenÂi, de débruire ses magasins, conperaeî

<i}Skore,t. n,iK42t. '

90 L*liiMI Ml» Là IKMUMATIOK AMMAIW.

oMUMf tttMiiior M8 détacheme&to isolés. Mais hi œfihiRde GtmpagM est le seul à suivre, oa voit du pramier aoup dml toutes les difUcultés de soa exécution : difficultés dans le rassemblement et le transport des Ireij^es^ dansledanger de laisser dégarnies de lenrs gtnwoM une paitîe ém profinoss de Temipire , etc.

Ifeis dans tous les ca^oa ne pourrait manquer d'em*. plagrer um partie de Tarmée indigène; elle fiMrmerait né o aa saif om c iit 1q Gond 4e Tarmée anglaise. Or> nous rfmms dît i, la supériorité des troupes européeunes sur les iioupes indigènes est dans Tlode une opinion reçue. Que eelle supériorité soit fondée en Eût ou seulement isMgiisaire^. pour le moment ce n*est pas la question. Tm^^un e«|41 qu'elle «garait oa ne peut plus &vorable àramëe eaïahissaiile^ et lui assurerait» suivant toute prshsMI^» defomles suoeés. Cettaarmée d'invasion se broufveisît sa effet, vîs^vis Tarmée anglo^îndoue, dans uÉaposiiîsa jusqu'à uneertaîu pcûfit semblable à celle ou las Ani^MS oM e uS ' Sufl mes été vtsrà^vis les indigènes. A leur tour ces envahisseurs étrangers auraient de leur câléQSttô sopériorUé dlqi^uisatiou à laquelle nous av«M Tuqie Fien ne pouvait résister ^ à leur tour ils voifiisut réêfàn en leur^veur ce grand (Mroblème de la Mrtttégiè. moderue^ être to^îours le plus fort sur un potlit donné. Les foutes les plus possières demeure»» ttrianl pote eux sanseonséquenoe funeste; les combi* urisûlia les plus habiles de Imirs adversaii^ ne leur se^ ruiettt nullement redoutables» I^e champ de bataille, quel qu'à fût, «nubleffatt toiâours ime position choisie à souhait. Un eorps d'armée de trente à quarante mille K uD sa q rep roduirait sur ae mèmie thé^tre^ par la force et la consistance de son organisation, la phalange ma« <:édoniennci

UV. vu. ^ INSTITUTIONS MUiTAtRES. 91

Or la phalange macédonienne, cette masse de trentedeux mille hommes, mille de front sur Irente-deux de profondeur, qui se dédoublait de manière à faire paiement face en avant et en arrière; cette citadelle aux murailles inébranlables, partout hérissées de piques; cette masse immense et compacte, mue par une seule pensée, cédant à une même impulsion, qui écartait, fendait les multitudes de guerriers indous dont elle se voyait entourée, comme le vaisseau les vagues écumeuses qui se brisent et mugissent le long de ses flancë; la phalange, qui à la voix d'Alexandre, s'enfonçait au sein de leurs innombrables armées, comme au sein du bois le plus tendre la cernée du bûcheron au bras vigoureux; la phalange macédonienne, disonsnous, en même temps qu'elle a ouvert à l'Europe le chemin de l'Asie, est demeurée comme le type de la sorte d'action qu'il nous est donné d'exercer sur cette partie du monde ; après deux mille ans elle se présente encore à nous comme le symbole de la supériorité de l'oi^anisation sociale et du génie de l'Europe moderne sur l'organisation sociale et le génie de Tanlique Orient.

UVRE VIH.

LITRE Tin.

PE \.A CIVILISATION EUBOPÉBNNE ET DO CHRISTIAN IMB DANS L'INDB.

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