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glaise, but qu'il finit par atteindre au moyen des trois organisations principales qu'il leur imposa successive* ment*
La première de ces organisations parut en 1766. Elle créa sous le nom de bataillons des corps d'un millier d'hommes , dont elle donna le commandement à un officier européen assisté de deux autres. Rien ne fut changea la situation des officiers indouset musulmans; les compagnies demeurèrent, comme par le passée sous les ordres de leurs subahdars; les emplois inférieurs continuèrent à y être remplis par les indigènes. Les rapports des ofliciers européens avec les cipayes, de provisoires qu'ils étaient devinrent permanents , et ce fut tout. Dès lors aussi les ofliciers indigènes se virent condamnés à ne pas dépasser le grade de capitaine.
Une seconde organisation squs la date de 1782 fit un pas bien plus décisif encore dans cette voie. Elle plaça dans chaque compagnie trois Européens : un capitaine^ un adjudant, un sergent. L'autorité du capitaine indtgéne fit donc un pas rétrograde : il ne fut plus que le second dans la compagnie où il était Icvpremier la veille ; il perdit plus encore en réalité qu'en apparence, car le capitaine, l'adjudant et le sergent européens, en vinrent à traiter ensemble de tous les détails du service.
Dans ce système, le capitaine européen devint le grade essentiel de l'armée, comme le pivot sur lequel roula le service. Il était chargé de l'administration de la compagnie. Ce grade bornait d'ordinaireJa carrière de Tofficier européen ; mais , en raison de son importance ,. il lui donnait une situation de nature à satisfaire une ambition ordinaire. D'un autre côté, comme il Retrouvait seul d'officier européen dans sa compagnie, force lui était de cherchera compenser par son
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çienneté edt à plus forte raison suivie dans la promotion du cipaye au grade de sous-oflicier (1).
Les officiers de la Compagnie nommés par les direo teurs sont tenus de passer j[>ar Técole mililaire d*Addisoombe. Les soldats des corps européens se recrutent, comme le reste Tarmée anglaise, par engagements volontaires. Le peuple goûte ce genre de service , et jus« qu'à cette heure il s'est toujours présenté beaucoup plus de recrues que besoin n'était. Chacun d'eux a la faculté de désigner la présidence où il veut servir. Leurs femmes, quand ils sont mariés, reçoivent une solde de cinq roupies par mois;> Les enfants nés de ces femmes emmenées d'Angleterre, ou de celles que les soldats épousent dans l'Inde, sont élevés aux frais de la Compagnie avec le plus*grand soin. Des écoles et des bibliothèques sont attachées pour cet objet à chaque régimait (2).
L'habillement des troupe tant européennes qu'indigèfies de la Compagnie est en tout point semblable à ce* lui des troupes du roi. A coup sûr, on pouvait mieux choisir, au moins pour les troupes indigènes. Le cipayé ne peut se faire aux vêtements étroits, incommodes, de l'Europe; son uniforme lui est antipathique. A peine hors de service, il n'a rien de plus pressé que de s'en débarrasser pour revêtir le costume nalionaL II eût été facile de modifier ce dernier de manière à en faire un vêtement à la fois élégant et guerrier. Mais jusque dans les moindres choses se retrouve cet invincible attachement de TAngleterre à ses coutumes nationales. Toutefois il y a vraiment lieu de s'en étonner dans
(1) Enqaête, t. V, p. 65.
(2) Ib., t&td. Tableau synoptiqae , p. 54.
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ce cas plus qu>n tout nuire; on ne peut que répéter avec un écrivain fort sérieux : « C'est sans doute un des exemples les plus étranges de la rage de notre gouvernenrient d'introduire partout lescoulumesanglaisesqued'avoir imposé aux indigènes notre uniforme européen (1). »
La peine du fouet a régné dsins Tarmée anglo-indoue jusqu'en 1833, à la vérité plutôt en dmit qu'en usage. Les inconvénients provenant de son application, U profonde antipathie manifestée contre elle par les ci* payes, la tirent abolir, mais pour eux seulement. Par un contraste étrange et toutà fait à leur honneur, elle n'en continua pas moins d'exister pour les soldats an* glais.
Les troupes anglaises, t^nt de larmée royale que de la Compagnie, apportent dans l'Inde les qualités qui leur sont naturelles. Les différentes armes de ces troupes se montrent sur ce nouveau théâtre ce qu'elles ont été dans leurs dernières guerres sur le continent. Elles y apportent aussi , il faut le dire , les mêoies inconvénients physiques et moraux : ces derniers, combinés avec le caractère des troupes auxquelles elles sont adjointes, se présentent, il est vrai, parfois sous uneaiitre face ; mais nous nous bornerons pour le moment à parler de l'orî^anisation militaire en elle-même. Lç commissariat et Tadministration delà justice militaire àl'armée sont les mêmes dans l'Inde qu'en Angleterre.
Le manque de mobilité que nous avons reproché à l'armée anglaise se reirouve à un plus haut degré encore lians l'armée indou-britannique. Mais ici cet inconvénient ressort bien plus naturellement encore de la. nature même des choses. Les armées orientales sont