CHAPITRE V
IViiii ir.Jt oaraclérislique de l.i dernière organisation de rannée anglo-indouc. ^ Sttuiition des onîciers indigùncs.
L'organisation de 1796 conserva les ofliciers indigènes; elle en augtnento même considérablement le nombre. Mais elle prit en même temps les précautions les plus minutieuses pour leur enlever jusqu'à la moindre parcelle, jusqu'à l'ombre même de leur ancienne autorité, pour les empêcher dé la reconquérir jamais. En un mot, elle sembla s'attacher à détruire l'institution, tout en en conservant le nom. L'es choses lurent poussées si loin dans ce sens, qu'on ne saurait se faire comprendre qu'à l'aide d'un langage quelque peu spécial, et de citations des règlements qui déterminent ta position de ces ofliciers.
L'organisation de 96 conserva dans chaque compagnie, au dessous de ses ofliciers européens, deux oHiciers indigènes; un subahdar ou capitaine, un jemadar ou lieutenant; puis deux sous-offlciers indigènes aussi, l'un appelé hamildar ou sergent, l'autre naick ou caporal; mais c'est de la situation des premiers qu'il est seulement utile de nous occuper (1).
Le subahdar ou capitaine indigène n'arrive jamais au commandement de la compagnie. Le capitaine européen est^il tué, malade, ou en congé, le commandement passe au lieutenant, et de celui-ci à l'enseigne. Jamais non plus le commandement d'aucun
(1) Nous ne parions que de l'infanlerie, pour épargner les détails ; mais Panaloguc de ce que nous dirons se retrouve dans la cavalerie.