‹ L'indemnité des pêcheries [microforme]Chapitre 3 sur 4 · CREER · texte numérisé non relu

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population n'achète rien que l'ouest ne! lions de francs par année,

produise pas et elle pourrait, en retour, approvisionner l'ouest de poisson. La population de l'Ouest ne connaît pas suftisamment celle de l'Est. En raison des rudes travaux auxquelles elle se livre et de la bonne nourriture qu’elle prend pour y résister ; grâces aussi à la salubrité du climat et à sa vigueur, la population maritime se multiplie plus rapidement que la population de l'intérieur du pays.

Si l’état actuel des choses ne change pas, je crains beaucoup qu'une grande partie de cette population n'émigre aux Etats-Unis. Ces émigrants sont généralement intelligent et ambitieux ; ce sont précisément les hommes que nous devrions nous efforcer de retenir au pays.

J'en viens maintenant à l'objet proprement dit des résolutions, Nous avons maintenant les moyens de créer un fonds dont l'intérêt serait consacré à protéger et développer nos picheries, à renouveler celles qui sont épuistes. Cela peut avoir lieu sans portér préjudice à aucune partie du Canada et devrait être fait maintenant que nous avons les moyens d'agir. Ce que les résolutions demandent c’est que le montant de l'indemnité reste au trésor.

Si nous ne créons pas ce fonds maintenant que nous avons les moyens de le créer, comment espérer que le pays, engagé dans des entreprises coûteuses comme il l’est, puisse jamais créer un fonds semblable avec uneégale facilité !

Une foi: que la destruction de nos pêcheries sera consommée et toutes nos ressources étant engagées d’une manière ou de l’autre, il serà dificile de réaliser des fonds pour rétablir nos pêcheries et nos

hardis pêcheurs, ayant perdu leur moyens |

de subsistance, émigreront à l'étranger, Nos fabricants perdront ainsi une grande partie de leurs meilleurs consommateurs et, quoiqu'il advienne, nos manufactures en demeureront au statu quo ; il est même plus probable qu'elles seront lancées dans un mouvement rétrograde, La doctriny qui établit la nécessité de protéger les pêcheries, n’est pas nouvelle; car on l'a appliquée en Angleterre en France, en Norvège et aux Etats-Unis, Le gouvernement américain à payé $7,- 000,000 de primes en soixante-dix ans pour maintenir cette industrie et le gouvernement français paie des primes à ses pêcheurs, sur la côte ouest et sur les bancs de Terreneuve, au montant de deux mil-

Ce dernier regarde les pêcheries comme une si bonre école pour ses marins qu’il ne les abandonnerait pas pour uucune considération. Le 24 juin, le 9 et le 22

juillet, 1851, l'assemblée nationale fran-

çaise discuta et adopta une loi, concernant les grandes pêcheries maritimes, dont voici la tencur :

“{Tirre 1.— Pêche de la morue.— A partir du 1er janvier 1852, jusqu'au 30 juin 1861, les primes accordées pour l'encouragement de la pêche de la morue seront fixées ainsi qu'il suit :

“ Cinquante francs par homme d'équipage, pour la pêche, avec sécherie, soit à la côte de Terreneuve, soit À Saint-Pierre et Miquelon, soit sur le grand banc de Terreneuve :

“ Cinquante francs par homme d'équipage pour la pêche, sans sécherie, dans les mers d'Islande ;

“Trente francs par homme d'équipage, pour la pêche sans sécherie, sur le grand banc de Terreneuve ;

“ Quinze francs par homme d'équipae, pour la pêche au Dogger Bank,

“20 Primes sur les produits de la pêche. — Vingt francs par quintal métrique pour les morues sèches de pêche française expédiées, soit directement des lieux de pêche, soit des entrepôts de France, à destination des colonies françaises de l'Amérique, de l'Inde, ainsi qu'aux établissements français de la côte occidentale de l'Afrique et des autres pays :transatlantiques, pourvu qu’elles soient importées dans les ports où il existe un consul français :

“ Seize francs par quintal métrique, pour les morues sèches de pêche française expédiées, soit directement des lieux de pêche, soit des ports de France à destination des pays européens et des étets étrangers, sur les côtes de la Méditerranée, moins la Sardaigne et l’Algerie ;

“Seize francs par quintal métrique, pour l'importation aux colonies françaises de l’Amérique, de l’Inde et autres pays transatlantiques, des morues sèches de pêche française, lorsque ces morues seront expédiées des ports de France, sans y avoir été entreposées ;

“ Quinze francs par quintal métrique, pour les morues sèches de pêche française expédiées, soit directement des lieux de pêche, soit des ports de France, à destination de la Sardaigne etde l'Algérie ;

“Vingt francs par quintal métrique de rogues de morue que les navires pêcheurs rapporteront en France du produit de leur pêche,

“Nore—Un kilogramme est égal à 2 lbs, 3 04.; 2204 1bs. font 1 quintal métrique,”

Non-seulement cette loi est encore en vigueur, mais le gouvernement français a mis à l'étude d'autres mesures pour protéger et développer ses pêcheries, bien qu'en 1876, leurs produits aient repré-

AE UT M ru ES

donnait pas un intérét suffisant nombre de navires ct de diminué et que le fois, faisaient bien vivr se trouvaient, plus ou la pauvreté. Une des Causes de

Changement, À laquelle, dans comité, il était le ct sur laque

senté la somme do 88,990,591 francs, soit environ, seize millions de dollars, 21.- 263 vaisseaux montés par 79,676 hom.

l'intervention des pécheurs dais, Mais il déclarait, en , ‘que la Principale Cause de la détresse étui

P it la grande ? : rareté, toujours croissante du Poisson qui frémes Sont employés sur ces différences quente la Manche, comparée À la quantité pêcheries, qu'on y trouvait depuis quarante ans, Un L'Angleterro elle-même, en 1633, sous

autre fait très Préjudiciable aux péchours,

était la diminution Constante des‘prix du

Se alEeot De le règne de Charles I, faisait voir l'in marché

térêt qu’elle prenait aux’ pêcheries en Promulgeant l'ordonnance Suivante em.

Pruntée à l'ouvrage de I, J, H. Young,

Voici ce qu'a écrit, sur les pêcheries maritimes :

fesseur Baird, célèbre ricain, une des weille Matières :

à ce sujet, le pronaturalisto amé-

ures autorités en ces “ En 1633, Charles I

autorisa une « Associa.

tion des trois TOYaumes pour la Pêche générale Apport du professeur Baird dans les limites des mers et littoraux des Pécheries des États-Unis! Possessions de Sa Majesté” Un comité per- 1872 et 1873, pages xi, xiii, xiv. G enent fut nommé pour le Bouvernement de “6, Conclusions relatives à l'association à laquelle s'adjoignirent plusieurs de la MOrue, sur les côtes de la Personnes de distinction. gleterre.

“ En 1654, le ROUVernement, afin de donner | °

r ; # La dépréciation de la morue est un fait de es remit, en faveur de la plus haute importance pour les diverses Ws qui s'était cngagé dans pêches que l'on faisait autrefois à la hauteur ce Commerce, les droits sur le sel, ainsi que les des côtes de la Nouvelle-Angleterre, au nord e 26 d'accise sur tous les ap- du cap à la Morue, Provisionnements Maritimes, In outre, des “ Autrefois, ce Poisson était tellement abon. ent faites par des Particulicrs dant qu'on Pouvait toujours en Prendre beauriches ct Patriotes pour Construire des quais, Coup presque toute l'année, tout le long des docks et magasins et pour défrayer d'autres sn tout près de l'embouchure degré 495 8, "” Es ss rivières, ‘M, W, B. McLaughlin, dela P Grand Manan, rapporte c époque, on prenait la morue, le haddock, le Pollock et le flétan en | l'anse aux Marsouins, entre l'an Sur l’île au Bois et sur la Pointe des Sauvages Où Parker, sur ln terre ferme. On les y ren- Contrait pendant I plus grande partie de l'annéo, surtout du mois de mai au mois de janvier, et Ja pêche du chenal était réelle-

Ment plus productive que ‘celles des bancg et € la haute mer.

“ Bientô# après, la pêche e QUa rapidement et se t dans le cours de quelques D'y à plus assez de morue rétribuer les pêcheurs.

“ Quelle que soit l'importance nOS pécheries de SaUMOn, c'est une

“Extrait d'un ré Commissaire des

la diminution Nouvelle-An.

Les extraits suivants, empruntés égale.

ment à Young, démontrent que le parlement anglais, aussi bien que la nation anglaise, se Préoccupérent de maintenir

se harwood, i Production :

ies pêcheries en bon état de

bre des ur s'enquénche, Un our étudier en Ecosse.

Ominissaires avaient

l'état des pêcheries de saumon, L'année précédente, des c ét6 chargés de faire une €

Pêcheries de morue épuisées, Si le RS > étaient rétablies, NOUS verrions re à nomination du comité de 1833 fut pro- notre littoral, une richesse qu'il 8 voquée par la détresse que l'on disait exister

8 pêcheries Paraître, sur erait difficile

ss À Fe & Non-seulement la prospérité générale des : le comité exposait que ces Etats-Unis Y Sagnerait, mais DOUS verrions “14 Rat $ n mauvaise Construire un plus &rand nombre de vaisseaux, condition et s'épuisaient, qu elles semblaient un plus grand nombre d'hommes embrasse y 6 depuis la Paix de raient lu vie de Marin, toutes leg industries 1815; que le Capital qui y était cngagé ne qui se rattachent À la marine Prendraient un jÿ que le éveloppement nouveau et nous réparerions - Aarins avait ainsi, jusqu'à un certain point, une perte qui a S pôcheurs qui, autre. | &44 l'objet de tant de Commentaires de la part e leurs familles, cs économistes et des écrivains du pays." moins, réduits à | cadre don gr Baird l'opinion du ÈS .

plus facile de Porter remède, | péc leries de Inoru6 des lle le comité insista surtout, était | en Partie, Épuisées,

admet que les Etats-Unis sont,

suiva

« Ci tentée

8 français et holtann même temps, que resse étuit la Brande du poisson qui fré-

vrée À la quantité Quarante ans, Un

ble aux péchours, ante des‘prix du

ce sujet, le pronaturaliste améautorités en ces

Professeur Baird, des Etats- Unis,

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