CHAPITRE PREMIER
Des Causes qui ont amené V émancipation et l'indépendance du Brésil.
Ouvrez l'histoire du Brésil, et vous verrez que sa colonisation commença par des concessions d'immenses terrains faites parla couronne aux Barres, aux Coëllio, aux Pereyra , aux Souza, aux Campo-Tourinlio, aux Figueredo, aux Fernandez, et à d'autres grands du Portugal. Ces concessions formant alors chacune ce qu'on appelait une capitainerie héréditaire , étaient accompagnées de grands privilèges; le Brésil n'a donc été colonisé que sur les bases du régime féodal.
Des débarqucmens irrégulîers jetant l'épouvanle parmi les peuplades brésiliennes , auraient rendu toute colonisation impossible , si les rois de Portugal n'avaient concédé à des seigneurs les diverses provinces^ à la charge par eux de les peupler. Peu d'établissemens furent fondés uniquement par la couronne. Les capitaineries de St.-Paul, St.- Yincent et St.-Amaro , furent les premières colonisées. La fondation de Baliia^ celle de Rio-Janeiro , et long-temps après l'établissement de la colonie du St. -Sacrement^ ressortirent directement du gouvernement de la métropole.
Le plus vif intérêt accompagne l'histoire de l'origine , des vicissitudes ^ des progrès des établissemens Portugais au Brésil ^ et du développement prodigieux de ce nouvel empire de l'hémisphère austral.
Aucune possession du Nouveau-Monde n'a été si long-temps et si souvent disputée^ non-seulement par les naturels, mais encore par les nations formidables de l'Europe , telles que les Français , les Anglais et les Bataves, qui s'y portèrent tour-à-tour, soit pour piller le Brésil, soit pour s'y établir.
Cette suite d'entreprises et d'événemens embrasse une période de trois siècles, jusqu'à l'émigration de la Famille Royale de Bragance.
Il existait donc au Brésil, ou des terres seigneuriales , ou des communautés d'habitans , comme dans les pays d'où étaient sortis les premiers colons;
(3) c'est-à-dire 5 que les privilèges accorde's à ces communautés naissantes étaient en harmonie avec les privilèges des municipalités de la métropole. Or ^ il n'y avait que peu de différence entre cette organisation politique et celle de la mère-patrie.
Quant aux concessionnaires^ ils jouirent de presque tous les droits régaliens , sauf celui de battre monnaie ; ils faisaient la guerre et la paix avec les chefs des peuplades Brésiliennes j ils donnaient des lois y établissaient des impôts.
Le fond de la population blanche provint de colons transportés du Portugal, de Madère et des Açores , établis aux frais ou pour le compte des concessionnaires seigneuriaux. Toutefois la couronne fournit des facilités, des moyens de transports aux familles des Açores qui demandèrent à être transférées au Brésil. Quant à la population indigène , elle fut plus ou moins disciplinée , soit par le mélange avec les premiers envahisseurs, soit par les missionnaires qui ont été les vrais apôtres du Brésil.
Ce ne fut que vingt ans après la division du Brésil en capitaineries , qu'on y établit un centre général de gouvernement. San-Salvador de Bahia fut choisi alors pour capitale , et Bahia garda ce haut rang jusqu'en 1773. A compter de 1600, le gouverneur du Brésil eut le titre de vice-roi ; or , le Brésil était déjà considéré comme un royaume ; mais ce royaume était administré en premier ressort
par un conseil d'outre-mer ^établi à Lisbonne, exerçant les fonctions de la magistrature suprême pour tous les pays extra -europe'ens. Ce conseil d'outremer était composé de Portugais. Tous les emplois que distribuait le gouvernement de Lisbonne étaient donnés au Brésil à des Européens^ on ne voyait pas un seul Brésilien dans le corps diplomatique ni au conseil - d'État ; et cependant le Portugal était la patrie des Brésiliens comme des Portugais. Origine commune, même chef de gouvernement, même langue, même religion, même organisation politique ; plus il y avait d'analogie-, moins il aurait dû y avoir d'inégalité. Il ne fallait rien moins qu'une révolution , pour ainsi dire universelle, pour faire clianger cet ordre abusif de près de trois siècles ; car , indépendamment de l'annulation des droits politiques, les habitans du Brésil gémissaient sous le régime vexatoire du monopole.
La maison de Bragance jugea mieux de sa monarchie d'outre-mer, quand,, en 1 807 , le Portugal fut envahi par les Français , et que don Juan de Bragance, prince du Brésil, qui, en 1799, avait pris les rênes de l'Etat sous le titre de Régent , réalisa le plan hardi, conçu par Pombal^ de transporter le siège de la monarchie au Brésil.
Cette seule résolution était une reconnaissance bien positive de l'existence indépendante du Brésil , comme Etat,- en effet, quel que fut le sort que la
Providence réservai an Poittigal^ Ijs Brésiliens apprenaient trop bien à connaître leur forcé et leur dignité, pour se croire liés jamais par ce que le destin des armes aurait décidé à deux mille lieues de leurs possessions.
Jusque-là. le continent américain avait éîé miraculeusement préservé du fléau des révolutions. Ce fut d'abord aux Antilles que se firent sentir les premiers ouragans détachés de la tempête de la révolution française qui commençait à fondre aussi sur l'Europe. Dès-lors, on eût dit que l'heure de l'émancipation avait sonné, soit par suite de l'inévitable propagation des principes de la démocratie , soit par l'effet tout aussi certain d'une guerre générale, qui ne pouvait manquer de se répercuter en Amérique.
Bientôt, en effet , tout l'ordre colonial , qui subordonnait l'Amérique à l'Europe, fut visiblement ébranlé dans ses principes constitutifs comme dans son état politique. Toutefois ces semences fermentèrent pendant i6 ans, et le feu couva sous la cendre. La révolution d'Espagne, par suite du débordement du pouvoir révolutionnaire, l'invasion du Portugal par le même pouvoir , et l'émigration de la Famille Royale de Bragance : tels furent les événemens d'Europe qui donnèrent le signal de l'embrasement des deux Amériques. Le Brésil seul fut en quelque sorte préservé, en s'abîmant dans l'ivresse de son émancipation,par l'efï'et de l'établissement dans son sein.
• (6) de sa monarcliie fugitive et chérie. Jamais refuge ne fut mieux clioisi et n'offrit de plus douces consolations à la maison de Bragance.
La Famille Royale , les ministres et tout le gouvernement portugais^ abordèrent au Brésil le 22 janvier 1808, avec peu d'espérance de reconquérir le Portugal. De Bahia ^ où la cour fut reçue aux acclamations universelles^ au milieu des élans d'une joie indicible et où tout fut mis aux pieds du Roi , argent^ ressources , propriétés , la cour se dirigea vers Rio-Janeiro y où fut établi le siège du gouvernement. Toute sa sollicitude eut pour objet de former un établissement qui consolidât en Amérique sa puissance, dans le cas où le Portugal serait perdu pour elle.
Il fallut songer à une nouvelle organisation et centraliser le pouvoir , afin que le Brésil prît le caractère d'une véritable monarcliie. D'abord les provinces qui peu à peu avaient été détachées de l'autorité du vice -roi , reconnurent nouvellement la capitale dans Rio-Janeiro. Sa cour d'appel devint une cour de révision pour tout le Brésil. Un tribunal suprême de justice de police et d'administration y fut créé à l'instar de celui de Lisbonne 'y il en fut de même du tribunal chargé des affaires ecclésiastiques , du conseil des finances y et enfin du suprême conseil militaire remplaçant les conseils de guerre et de la marine.
Le seul esclavage qui pesât fortement sur le
(7 ) Brésil , était celui du monopole : il était odieux ; il opprimait toutes les parties de l'empire ; il s'exerçait plus particulièrement sur les villes maritimes. Cet obstacle, le seul qu'il j eut à un régime raisonnable y disparut.
Dès-lors le commerce du Brésil fut ouvert à toutes les nations ^ des ambassadeurs des puissances vinrent à Rio-Janeiro , et de cette capitale partaient les instructions et les ordonnances pour les colonies de Mozembique , de Loango , de Goa et de Manille. Le Brésil qui , jusqu'alors , avait été une colonie , avait à son tour des colonies ; il s'en fallait peu que le Portugal ne fût considéré comme tel dans le reste de l'Europe. Dès-lors aussi la voix du peuple put être entendue , et l'opinion publique consultée.
Ces heureux cliangemens , les Brésiliens les accueillirent avec le plus vif enthousiasme. L'influence salutaire de la présence du gouvernement se fit sentir de plus en plus. Ainsi l'on peut dire que l'indépendance du Brésil remonte à l'époque de l'émigration de la famille de Bragance.
Quand après quelques mois d'invasion, les Français évacuèrent Lisbonne , les anciens tribunaux, les bureaux , les conseils y furent rétablis , mais ceux du Brésil furent maintenus ; de sorte que chaque état , ou plutôt chaque royaume , eut ses magistratures centrales , ses administrations supérieures, indépendantes l'une de l'autre, avec la dif-
fërence que Fëtat du Portugal, exposé encore aux invasions, était précaire, et que le Brésil oJQfrait so-^ lidité et sécurité.
La résidence du souverain du Portugal au Bré^ sil fit naître cette question de souveraineté. L'Eu-^ rope recevra-t-elle des lois de l'Amérique , et l'Amérique aura-t-elle des colonies en Europe ? Il restait démontré que le Portugal avait besoin du Brésil , mais que le Brésil n'avait plus besoin du Portugal , et qu'il était impossible que l'union des deux pays subsistât aux mêmes conditions et dans les mêmes termes.
On a vu que les ports du Brésil furent ouverts à toutes les nations. Il était naturel que le commerce anglais fût favorisé j c'était à l'aide des Anglais que les Portugais venaient de reconquérir leur royaume d'Europe. Ces insulaires avaient fait d'immenses sacrifices d'hommes et d'argent. La cour du Brésil trouva juste de leur accorder des faveurs et de les indemniser. Par le traité de commerce, conclu en 181G avec l'Angleterre , les marchandises des îles britanniques n'eurent à payer aux douanes du. Brésil que i5 pour 100 de droit d'entrée, au lieu de 24 pour 100, tauîç commun du tarif avec les autres nations.
Ici le Portugal se crut lésé de tous les avantages procurés au Brésil ; on se plaignit à Lisbonne , où les effets de la séparation commençaient à se faire sentir.
Il manquait au Brésil roccasion d'organiser régulièrement ses milices j elle se présenta. La guerre étant allumée dans toutes les parties de l'Espagne , et les princes de la famille royale se trouvant captifs de Napoléon, la princesse de Portugal réclama la régence qui devait lui appartenir y ce fut en vain, ses droits ne furent point reconnus par les cortès espagnoles , et bientôt même une guerre assez vive s'alluma entre le Brésil et les Espagnols de Buenos- Ayres conduits par Artigas. C'est ainsi que les Brésiliens , qui avaient vécu dans une longue paix, commencèrent à s'aguerrir de nouveau.
Ce fut en i8i5 , que Jean VI, devenu roi par la mort de sa mère , éleva le Brésil au rang de royaume par une loi du i6 décembre. Cet acte solennel, qui combla de joie les Brésiliens, était conçu en ces termes : « Reconnaissant combien serait » avantageuse à mes sujets une identité parfaite » entre. mes royaumes de Portugal et des Algarves » et mes domaines du Brésil , en élevant ceux-ci » au rang qui leur appartient , aspect sous lequel » ils ont été considérés par les plénipotentiaires » {jui ont formé le congrès de Vienne,.., Je veux , » et il me plaît d'ordonner , qu'à compter de la » publication de la présente loi , l'état du Brésil » soit élevé à la dignité, prééminence et dénomi- » nation de royaume. »
On voit, par les termes mêmes de cet acte solennel , que le roi de Portugal avait notifié sa ré-
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solution au congrès de Vienne , qui , à cette époque , reconstruisait rédifice de l'Europe, en travaillant à fixer l'établissement de paix dans tout l'univers. Or , ce commencement de séparation , entre le Brésil et le Portugal , reçut la sanction des souverains réunis en congrès. Ce titre de royaume , donné au Brésil, influa très fortement sur l'esprit des Brésiliens ; ils y virent un changement très important , la consécration de leur existence politique , et même l'acte de leur indépendance. Enlin depuis 1808, le gouvernement portugais n'avait pas cessé de siéger dans la capitale du Brésil , qui avait été l'objet de plusieurs mesures d'administration utiles et opportunes , on avait établi les droits de plusieurs viUes j on avait créé des tribunaux. Rio-Janeiro avait reçu quelques embellissemens, et on avait ouvert quelques communications avec l'intérieur ; mais l'ancienne inertie prévalait encore , et ce n'était qu'avec lenteur qu'on faisait des améliorations. Il fallait abandonner les institutions d'Europe et créer des institutions appropriées au Brésil. Les ministres du roi ne voyaient pas d'ailleurs les avantages du Brésil sous le même point de vue et avec le même intérêt que les Brésiliens eux-mêmes , leur attention étant presque toujours distraite par les événemens qui se passaient à deux mille lieues ; ils ne pouvaient donc se consacrer entièrement à l'administration de la monarchie nouvelle.
Cependant le sentiment de Funité s'était tellement fortifie, que lorsqu'e^^ 1817 il y eut à Pernambuco une insurrection républicaine qui avait pour objet d'établir le système fédératif à l'instar de ce qui se passait dans les possessions espagnoles, la cour du Brésil étouffa ce mouvement sans beaucoup de difficulté et sans danger sérieux. Deux cents soldats , venus de Balisa , suffirent pour disperser ce faible foyer de républicanisme.
Ces semences d'insurrections venaient à-la-fois de l'Europe et de l'iimérique espagnole. Une plus violente tempête agita bientôt l'Espagne et le Portugal ; nous voulons parler des insurrections militaires de 1820. En Portugal, ce fut la garnison d'Oporto qui , le ^4 août , établit , sous les auspices de la révolte , un gouvernement appelé constitutionnel ; un semblable mouvement ^ opéré par la garnison de Lisbonne , eut lieu le i5 septembre suivant. Les meneurs des deux fovers d'insurrec^ tions s'étant réunis , les coi tes du Portugal furent convoquées à Lisbonne dans les formes démocratiques, et se rassemblèrent le 26 janvier 1821.
Jean VI apprit au Brésil les événemens du Portugal. Entouré de troupes portugaises dévouées au nouveau système, et encore frappé de l'impression que lui avait faite l'insurrection républicaine de Pernambuco , le roi , le 26 février et avant d'avoir reçu la nouvelle de l'installation des cortès , jura éventuellement la constitution qui allait intervenir.
Ce serment anticipe ne pouvait être que le résultat de conseils timides on d'appréhension exagérée.
Le Brésil était un des trois royaumes qui formait la monarchie portugaise j il avait sauvé la famille de Bragance et avec elle le nom portugais, que Napoléon avait voulu faire tomber dans Toubli. Le Brésil avait la cour dans son sein; il jouissait depuis douze ans de son indépendance , et déjà il était en possession de commander sur le Portugal ; c'est alors que la révolution d'Oporto éclate; elle est d'abord représentée au Brésil sous des couleurs trompeuses. Il est reconnu aujourd'hui que cette révolution a eu pour mobile l'association secrète des révolutionnaires portugais avec les révolutionnaires espagnols , et que leur but était de diviser la Péninsule en républiques confédérées. Le Brésil se méprit d'abord sur les intentions des novateurs; il crut que la révolution d'Oporto n'avait pour objet que d'améliorer l'administration. La province de Para fut la première à se tromper , et Bahia, la plus riche et la plus puissante province du Brésil^ étant tombée aussi dans l'erreur, entraîna le reste. L'amorce des réformes utiles, et des voix mensongères et hypocrites , trompèrent le peuple. Il n'en était pas de même à l'égard des révolutionnaires portugais; pour eux l'union du Brésil était une calamité, puisque cette union les forcerait d'obéir encore au roi Jean VI, qui régnait sans contestation au Brésil»
Il paraît certain que Tinsurrection du Portugal a eu aussi pour motif de mettre un terme à. son état de colonisation, relativement au Bre'sil. C'était leur prééminence que prétendaient recouvrer les Portugais, à la faveur du système démocratique, projet aussi absurde qu'impraticable.
A peine installées , les cortès de Lisbonne invitèrent leur roi, qui régnait au Brésil, a. revenir dans son ancienne capitale, soit que les meneurs, comptant sur le refus du Roi , voulussent former un tout du Portugal et de TEspagne, soit qu'ils n'attendissent qu'un prétexte pour se débarrasser de la maison de Bragance, et remplacer la monarchie par le chaos.
Mais un certain parti opposé à la ligue révolutionnaire d'Europe, conçut le projet de sauver le Portugal en sacrifiant le Brésil. Ce parti s'attacha dès-lors à persuader au Roi que s'il retournait en Portugal, la faction révolutionnaire tomberait , et qu'il recouvrerait ainsi toute sa puissance. On se garda bien de lui représenter qu'avec cette chance douteuse il se présentait un autre cas impossible : de gouverner le Brésil étant à Lisbonne , car le Brésil émancipé n'était plus disposé à obéir au Portugal, qu'il regardait depuis douze ans comme une colonie. Mais il fallait sauver certaines maisons, certaines prétentions, certains privilèges , et l'intérêt particulier fit taire l'intérêt général.
Désormais le même souverain ne pouvait plus
commander aux deux royaumes; il lui fallait opter. Si le roi restait au Brésil , le Portugal ne voulait plus se borner à devenir une province du Brésil; si le roi renonçait au Portugal, le Brésil, qui avait déjà goûté les douceurs d'un gouvernement local, n'en voudrait plus d'autres. Dans tous les cas, le divorce était infaillible.
Jean VI , avec un sens plus sûr que celui de plusieurs de ses conseillers, reconnut la difficulté de conserver le Brésil sous la dépendance du Portugal, et en conséquence il résolut de laisser l'héritier de la couronne à Rio-Janeiro, et de traverser de nouveau l'Atlantique pour revenir à Lisbonne avec la plus grande partie de sa famille.
Avant son départ, il nomma, le 22 avril, son fils aîné , don Pedro , régent du nouveau royaume, avec une délégation complète de ses pouvoirs, avec la plénitude de son autorité, et jusqu'au droit de faire la paix ou la guerre. Cet acte était implicitement une déclaration confirmative de l'indépendance du Brésil. Ce fut alors que , possédé en quelque sorte de l'esprit prophétique , Jean VI adressa ces paroles ou plutôt ce conseil royal à don Pedro : (( Mon fils, je te confère toute mon autorité ; veille » à ce que le Brésil ne devienne la proie ni dos » factieux, ni d'un aventurier, et plutôt que de » voir cette belle couronne ravie par l'usurpation , » pose-la sur ta tête. »
Le Roi mit à la voile , et don Pedro eut à soute-
nir le poids du gouvernement sous les plus tristes auspices. La réaction du Portugal sur le Brésil ne pouvait manquer d'agiter et de mettre en péril la nouvelle monarchie.