‹ L'indépendance économique du Canada français [microforme]Chapitre 26 sur 33 · partie imprimées · texte numérisé non relu

partie imprimées

Cette union, ces Concentrations de Capitaux: trusts, Cartells ou syndicats, forment des c rations Puissantes qui peuvent Constitu qui, de fait, aux Etats-U dépit des loi

Ce danger disparaît lorsque l'autorité de l'Etat n'est pas confisquée au profit des Organisations industrielles, en d’autres termes, quand celles-ci ne Peuvent pas se rendre Coupables d'abus politiques et d'actes Oppressifs à l'encontre de l'intérêt des citoyens en général,

Or nous disons que le projet, que nous avons esquissé

dans ces Pages, offre la plupart des avantages de la concentration industrielle, tout en évitant la plupart de ses inconvénients.

L'on y trouve les éléments utiles de la Concentration industrielle : arrivages réguliers des matières premières; inspection des fabriques, gradation et classification de leurs produits;

les syndicats de colons et autres établissements du même genre, tous plus ou moins directement affiliés à la Société des industries forestières.

L'excellence des produits devrait se maintenir grâce aux expériences constantes de science appliquée qui seraient conduites sousles auspices de la Société, dont les industriels eux-mêmes feraient partie, et aussi par suite de l’inspection régulière et :a gradation uniforme qui en serait faite en vue de leur vente surtout à l'étranger.

Les industriels n'auraient pas à redouter les tarifs différentiels ou les ‘‘rebates’”’ secrets sur les voies ferrées. De ce côté aussi ils seraient protégés, tant pour leurs achats que pour leurs ventes, par les intérêts solidaires de tous,

représentés par une organisation assez puissante pour réagir contre toute tentative frauduleuse.

Ils n'auraient pas,non plus, à s'occuper directement de la question des débouchés, car la Société, soutenue par le gouvernement et agissant avec le crédit et l’autorité que lui donnerait le contrôle supérieur qu’elle exercerait, assurerait l'écoulement des produits fabriqués. Cette tâche lui serait d'autant plus facile que les produits forestiers canadiens se trouveraient avoir pratiquement un monopole sur les marchés du monde, par suite de la situation particulière où se trouveraient nos industriels et de leur puissante organisation.

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Une telle organisation ne pourrait manquer de faire à l’ouvrier une place large et honorable. Ses intérêts seraient assurés puisqu'un des premiers soins de l’associa-

tion serait de l'ins

cieuses qualités natives. De plus, n'auraient Pas sur lui une influence

Opper en lui ses préla fabrique et l'atelier

morale et intellectuelle et l'instruction, il se p:

éléments étrangers qui français.

Peu près tous les avantages de autre part, nous ne

promouvoir l’agriculture Pendraientd’ellespourla m

autant à abandonner les démoralisateurs.

Par suite de tous ces inté travaillant de Concert, il!

on de ces mal-

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desquelles nous nous débattons avec toute l'impuissance. d'un homme qui se noie.

Que la situation serait différente, qu’elle serait terrible, si quelque combinaison énorme de capital américain s’emparait définitivement de nos terres publiques, de nos fleuves et de nos forêts! Et cela arrivera, si nous ne savons pas l'empêcher. Elle acquerrait d’immenses coupes de bois, tout ce qui reste encore de notre domaine forestier: elle en chasserait définitivement le colon et l’agriculteur, l'espoir de notre avenir. Elle dévasterait, suivant la méthode du commerçant actuel, elle ferait, pendant quelques années, une fabrication intensive, puis elle disparaîtrait de nos bois épuisés, nous ayant privés non pas seulement de nos richesses économiques, mais aussi, presque certainement, de notre indépendance politique, et de notre idéal si précieux, laissant pour tout partage à ceux qui auront voulu rester fidèles à la tradition et à l'aspiration nationale, la ruine et le désespoir. C’est la conclusion logique de ce que nous avons dit jusqu'ici. En général, celui qui veut poser en prophète risque fort d'être démenti par l'événement. Mais ici il n’y a pas d’erreur possible et la situation est claire comme le jour.

Le Canada ne conservera son indépendance économique et son autonomie politique qu’à la condition de développer son industrie nationale.

Le Canada français ne conservera sa place au soleil que s’il sait maintenir sa population nombreuse, saine, vigoureuse et éclairée. Pour cela, il lui faut, de toute

nécessité,

s'emparer de l’industrie forestière, nature se

mble lui avoir préparé un monopole, De nos jours, pour implanter dans Un pays la grande industrie, une Organisation Puissant

€, appuyée d’une politique industrielle de la part des Pouvoirs publics, est absolument essentielle,

dont la

Si le Canada, Surtout le Canada oriental, sait organiser Puissamment son industrie, il atteindra, en peu de temps, une situation Prépondérante tant à l’intérieur qu’

l'extérieur, à Cause de l’abondance de ses ressources et de Sa situation exceptionnelle aux points de vue géographique et topographique.

et que ceia est Possible, Nous voudrions pouvoir le p

roclamer partou t, dans chaque ville, dans chaque village, dans chaque hameau, afin que le cri: Emparons-nous de l’industrie! se g

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