D'ORIGINE ET DE LANGUE ANGLAISE OU ÉTRANGÈRE
(Recensement de 1901).
Prince-Edouard 89,378 Nouvelle-Ecosse... 414,351 251,078
Il faut ajouter à ces chiffres une quinzaine de mille âmes représentant les indiens, les pêcheurs, les chasseurs et les traitants dans les territoires. La population se divise encore en rurale et urbaine comme suit, toujours d’après le même recensement: (2)
(2) Nous n'avons pas encore la population rurale en détril pour ces régions; en bloc, pour tout le Canada, elle se subdivise comme suit, suivant le rapport du recensement: ‘En 1911, la population rurale était de 3,924,083 et la Population urbaine de 3,290,383. En 1901, la population rurale était de 3,369,018 et la population urba:ue de 2,002,297. L'augmentation de la population rurale en dix ans est donc de 555,065 et celle de la population urbaine de 1,278,086, soit 16.48 pour cent pour la première et 63.83 Pour cent pour la dernière.’ Nous pouvons voir ici ‘ncidemment une des causes de l’augmentation du coût de la vie.
de Due 91,179 12,080 375,074 84,540 269,398 61,722 1,171,211 477,687
La population urbaine est répartie entre vingt-quatre villes de plus de cinq mille habitants. Dans la province de Québec, la population de langue anglaise se concentre surtout dans les villes; on compte près de cent mille personnes de langue anglaise à Montréal seul, en comprenant la population de la ville de Westmount. Dans les autres provinces de la région orientale, il n’y a presque
pas de population française dans les villes.
La population rurale occupe plus de vingt-cinq millions d’acres de terre; mais les terrains en culture ne s’élèvent qu’à 6,756,411 acres, cultivés par 225,855 cultivateurs dont 210,554 sont propriétaires. La valeur totale du produit de ces terres pendant l’année du recensement, en tenant compte des produits laitiers, fut d’un peu plus de $135,482, 000, dont $98,000,000 produits dansla province de Québec. Cette même année, les mines de la région produisirent $12,668,000, dont neuf millions dans la Nouvelle-Ecosse et trois millions dans Québec. L'industrie de la pêche donna un revenu de $13,604,000, dont sept millions dans la Nouvelle-Ecosse, et celle des forêts $25,661,000. Soit un revenu total de ces quatre chefs de $187,415,000. Ajoutons le revenu des industries de la région s’élevant à $205,179,685, dont $158,287,994 pour Québec, et
nous constatons pour la région un revenu total de $392,594,685. (1)
La région centrale se Cornpose des provinces d’Ontario et de Manitoba, soit une superficie de 804,810 milles carrés, dont 334,394 pour les provinces. C’est à peu près l'étendue de l’empire Portugais y compris ses possessions d’Afrique.
Ce rapprochement nous ramène incidemment à penser AUX avantages que comporteraient Un système d'équilibre continental. Il est bien évident que le Portugal serait à la merci de chacune des grandes puissances sans l'équilibre européen qui tient chacune à sa place. La garantie est sérieuse pour les Pays faibles, et le Canada devra rester dans la catégorie des faibles pour quelques années encore.
Mais c’est là une digression.
La population de cette région était, en 1911, de 2,978,822. La province d’Ontario à elle seule comptait pour 2,523,208 dans ce chiffre. La population rurale, en 1901, de la région comptait 1,754,994 et la Population urbaine s'élevait à 683,164 répandue dans trente et une villes de plus de 5,000 âmes. La population d’origine et de langue française dans cette région n’est que d’environ 224,000, sans tenir compte des métis de langue française du Manitoba. Sauf une vingtaine de mille Canadiens-français qui habitent la Capitale fédérale, Ottawa, et quelques groupements peu nombreux à Toronto et à Windsor (2), la population de
(1) On peut évaluer ce revenu en 1911 à plus de $500,000,000.
(2) La ville de Windsor <st aussi en partie Canadienne-française, Près d’un millier de Canadiens-français habitent Toronto.
langue française de l'Ontario et du Manitoba est presque exclusivement rurale. Nous verrons quel rôle social elle est appelée à y jouer.
La population rurale de la région du centre occupe plus de trente millions d’acres de terre. Les terrains en culture comprennent 11,953,530 acres, cultivés par 217,227 cultivateurs, dont 178,931 propriétaires. L'année du recensement, le rendement total des terres fut de $221,402,000, dont $24,450,000 pour le Manitoba et le reste pour Ontario. Il faut ajouter à ces chiffres les produits laitiers s’élevant à $15,385,000 pour les deux provinces. Cette même année, les forêts ont produit $22,302,000, les mines $10,634,000 et les pêcheries un demimillion. Total :$269,723,000. Revenu industriel: $254,450,925. Revenu total de la région :$524,173,925. (1)
La région occidentale comprend les provinces de la Colombie-Britannique, d’Alberta et de Saskatchewan, le territoire organisé du Yukon et deux vastes territoires non organisés, ceux d’Athabaska et de Mackenzie. Elle est de beaucoup la plus considérable par son étendue qui est de 1,681,133 milles carrés soit un peu plus que l’étendue totale de l'empire Ottoman. Au point de vue de la population, elle était bien plus faible que les deux autres, n'ayant au dernier recensement que 336,597 habitants, y compris une notable proportion de peaux-rouges et de
(1) Plus de $680,000,000 aujourd’hui. En général, pour trouver approximativement les chiffres actuels, il faut majorer ceux de 1901 de plus de 30 pour cent.
Chinois. Elle se peuple encore très rapidement, par suite Surtout de l'immigration de cultivateurs venus de l'Ouest américain où les bonnes terres deviennent rares. Si l’on ñe Compte pas les métis français venus du Manitoba et établis sur divers points de la prairie, la population de langue française ne serait Maintenant que de 33,000 âmes et son augmentation ne paraît Pas très rapide. Les revenus de cette région pour l’année du recensement (1901) furent comme suit: Agriculture, $20,054,000; produits laitiers, $262,000; forêts, $2,634,000; mines, y compris le Yukon, $18,777,000; pêcheries, $3,917,000. Total $45,844,000, et $67,056,000 en tenant compte des revenus industriels. (1)
Aujourd’hui, on Constate un accroissement de plus de 210 pour cent, la Population des trois Provinces et des territoires se subdivisant comme suit:
Le revenu de la région dépasse certainement un demimilliard. Les chiffres détaillés ne Sontpas encore accessibles.
En comprenant quelques colonnes dont nous n'avons pas tenu compte dans ce résumé, le revenu brut total du peuple canadien de tous ces chefs est de $992,719,781. (2)
(1) Environ $150,000,000 en 1911.
(2) $1,320,000,006 environ en 1911.
Ces chiffres, qui donnent un revenu moyen de $925 par famille sont bien loin d'indiquer un pays qui souffre de pauvreté. Cependant, comme on l'a dit souvent, la statistique est trompeues et les plus belles généralisations ne supposent pas toujours une situation économique satisfaisante, surtout lorsqu'on tient les regards fixés sur l'avenir. Il ne faudrait pas, d'autre part, conclure de cette remarque que notre intention est d'entreprendre de longues analyses statistiques. Notre but, dans ce travail, n'est pas d'épuiser le sujet, mais de mettre en évidence les points les plus importants pour notre peuple aujourd’hui en pleine croissance.
Au point de vue €? la langue, ce quiest, en somme, une les meilleures indications générales de la formation
intellectuelle et sociale, nous avions, en Canada, en 1901, 3,131,653 personnes dont la langue usuelle est l’anglais, et 2,212,025 personnes dont la langue usuelle est autre que l'anglais y compris 1,670,000 de langue française et 350,000 de langues allemande, hollandaise, scandinave, etc. (1)
Ce sont ces trois régions et les trois groupes de population qui les habitent, qu’il nous faut étudier, si nous voulons
(1) Pour 1911, on peut établir approximativement la proportion ainsi.
De langue usuelle anglaise
De langue française .... 2,050,000
De langues diverses 500,000
Cela donnerait à la langue française une proportion d'environ 28 pour cent.
r et la poussée de l'extérieur.
ore dans Ia période de formation Pour ainsi dire primitive. Son avenir dépendra d'une foule de causes, dont la Principale et celle sur laquelle nous pouvons exercer une influence réelle, est la condition économique des groupes plus anciens. C'est donc par ceux-là que nous devons commencer.
Le ces groupes anciens, le plus intéressant pour nous et ie plus important, croyons-nous, au point de vue sociologique, c’est le groupe oriental, Réservons donc, Pour l'instant, tout ce que nous pourrions dire des merveilleuses Prairies de l'Ouest. Ne nous laissons pas tenter par le littoral du Pacifique au climat délicieux, aux richesses minières inépuisables, et dont les populations grandissantes tendent déjà ‘a main à l'Asie. Nous y reviendrons plus tard en Passant par [a région immense et fertile des grandes mers douces, Sources du Saint-Laurent, où se multiplie dans l'abondance une population si vivante, si saine et si belle. Entrons, comme autrefois le capitaine de Saint-Malo, dans le “golfe des Châteaux,” abordons Comme lui à la terre des “bons hables -.. en challeur plus tempérée que la terre d’Espagne et la plus belle qui soit possible de voir.”
Quatre péninsules et deux grandes îles, dont l’une forme près de la moitié d'une province, l’autre une province entière, se groupent à l'endroit où l'Amérique se rapproche le plus de l’Europe. Au sud-est de la province de Québec, le Nouveau-Brunswick s'avance entre le golfe Saint- Laurent au nord et l'Atlantique au sud. Une langue de terre ra tache cette province à celle de la Nouvelle-Ecosse que l'étroit canal de Canso sépare du Cap-Breton; au nord de la Nouvelle-Ecosse et entièrement baignée par les eaux du golfe Saint-Laurent, se trouve l’île du Prince-Edouard. La Nouvelle-Ecosse c'est l’ancienne Acadie; ce nom n'est plus officiellement reconnu, mais les poètes s’en servent de préférence, car ils ont su s'identifier avec le peuple martyr qui le porte gravé dans son cœur.
Au nord de l’Acadie, le golfe Saint-Laurent présente sa plus grande largeur. Il se rétrécit graduellement vers l'Ouest où ses eaux rencontrent celles du fleuve de cenom, lequel coule entre deux chaînes de montagnes, formant au sud la Gaspésie, au nord l'immense péninsule du Labrador, dont la rive septentrionale baigne dans la baie James et la mer d'Hudson ou Canadienne.
Nous avons vu que tout l’empire allemand tiendrait à l’aise dans cette région. Toutes ces grandes villes sont des ports de mer, de ‘‘bons habiles’ et la pêche maritime est une de ses grandes industries. Ce n’en est pas cependant la plus importante. Dans le Cap-Breton et dans la péninsule acadienne se trouvent des houillères qu’on a commencé à exploiter en grand, ainsi que d'excellents minerais de fer. Les grèves du fleuve et du golfe Saint-
illimitée de minerai de fer, Bientôt des procédés électriques Permettront de le débarrasser des impuretés qu'il contient et de le livrer à l’industrie et au commerce,
Dans différents endroits de la région on trouve en abondance et dans des conditions exploitables, des gisements de fer Chromé, du Cuivre, du nickel, du molybdène, du plomb, du zinc, de l'amiante, du graphite du phosphate, du mica, du pétrole, du talc et d’autres minéraux encore. On y trouve en petites quantités de l'or et de l'argent. @) Cependant, l'exploitation est encore si peu avancée, que le rendement total annuel des mines de la région représente à peine aujourd'hui douze millions de dollars. N'oublions pas de mentionner ici des inépuisables dépôts de tourbe qui existent partout, que l'on commence traiter scientifiquement et dont le Prix de revient est moindre que celui de la houille. Ce combustible excellent est Une ressource précieuse pour l'avenir il nous permettra surtout d'économiser nos forêts.
Les travaux de M. Rodolphe Faribault et de M. Robert Bell, de Ja commission géologique, de M. Obalski, inspecteur des mines de Québec, et de plusieurs autres Savants, mettront le public au Courant des ressources minières de cette région.
(1) Les Séologues sont d'opinion que dans Ia région du Nord on trouvera l'or et l'argent en Quantités iraportantes.
Cette immense richesse qu'’offrent les mines est pourtant peu de chose si on la compare aux ressources agricoles de ce pays. Il est vrai que l’industrie agricole, la plus ancienne industrie de cette région, est encore pour ainsi dire dans son enfance, bien que les peuples qui habitent cette partie du pays soient les premiers établis au Canada. La richesse agricole capitalisée, d’après le dernier recensement, n’atteint pas à trois cent millions près, celle de la seule province d’Ontario. Elle n’est que de 585 millions et la province de Québec figure pour plus de 430 millions dans ce chiffre. Cependant, il est prouvé que son sol n’: 2as moins fertile que celui de la région supérieure ei 4e, pour certains genres de culture, le climat, bien que moins clément, est plus favorable et le rendement meilleur.
Les champs fertiles s'étendent très vastes dans la péninsule acadienne et dans les îles qui en dépendent. Ils sont plus rares mais non moins beaux dans la Gaspésie où les monts Apalaches se prolongent en côteaux ensoleillés et arrosés de nombreuses rivières, jusqu’au golfe d’une part, jusqu’à la baie des Chaleurs, de l’autre. Nous connaissons tous la large, belle et fertile vallée du Saint-Laurent. Nous avons parcouru les plaines qui s'étendent jusqu’au lac Champlain au sud de Montréal. Au nord, nous le savons, l’agriculture remonte lentement vers les montagnes pour rencontrer et conquérir la richesse industrielle qui se précipite dans la plaine en torrents impétueux de houille blanche.
Mais réfléchit-on à ceci que sur les deux cents millions d’acres de terres arables dans la province de Québec, six
Pour cent à peine sont en culture? On ne songe guère que ces Laurentides dont les silhouettes rondes et douces nous sont si fami/ières et si chères, s’abaissent au septentrion dansune vallée aussi vaste que celle du Saint-Laurent, que la terre y est aussi riche et aussi fertile, et le climat plus doux, Puisque le Pays est moins exposé aux vents froids qui remontent la vallée du Saint-Laurent.
Zone, dont les Laurentides forment Ia lim
Pourrait nourrir vingt-cinq millions d'hommes. versants au nord ont une inclinaison égraduelle mais très perceptible. Des hauteurs qui forment la ligne de Partage des eaux, de Puissants fleuves Coulent vers la mer Canadienne, et la forêt vierge se prolonge jusqu'aux Confins du territoire de la province.
cultivateurs. Tout le monde sait aujourd’hui que les céréales mûrissent dans toute la zone qui s’étend,par-delà les Laurentides, du Témiscamingue au lac Saint-Jean.
On a dit plus tard: la limite cultivable, c'est la hauteur des terres; plus loin, la forêt cesse et le désert de neige s'étend jusqu’au Pôle. Erreur encore. Il est prouvé que sous le 5le degré de latitude nord, à la rivière Nottaway, sur les rives de la baie James, la forêt se prolonge, les légumes viennent très bien, les troupeaux se portent à merveille. Les résidents affirment que cette vaste région peut produire tout ce que produit l’Ecosse, ‘Je n'ai
aucun doute que tout ce que l’on peut récolter en Ecosse, puisse être récolté au Fort-George,” dit le facteur de ce poste, M. Gillies. (1). Et pourquoi en douterions-nous? Cette région est encore au sud de Londres et de Berlin. Et ne sait-on pas que dans l'antiquité on regardait la Bretagne et la Germanie comme des pays froids et inhabitables. Dès que ce pays sera accessible, notre population s’y portera et c’est par lui que nous deviendrons un peuple prospère et puissant. Déjà les voies ferrées ont entamé cette région. Dans peu d’années, elles la sillonneront . dans tous les sens et cela profitera non seulement à l’agriculture mais aussi à l’industrie.
L'auteur de ce travail n’a pas beaucoup voyagé hors de
son pays, mais il a beaucoup lu et un peu médité, et il lui semble que l'avenir de ses compatriotes, surtout de ses compatriotes de race française, est au moins autant dans l’industrie que dans l’agriculture.
A vrai dire, nous ne voyons pas, en étudiant la carte à la lumière du livre, de pays aussi propre à la grande industrie que la province de Québec, car les deux chaînes de montagnes qui bordent le Saint-Laurent et surtout celle du nord, sont les foyers des forces hydrauliques les plus puissantes peut-être, prises collectivement, qui existent sur la terre. La forêt, cette matière première d’une foule
(1) Le fort George est situé à 235 milles au nord de l'extrémité sud de la baie James. (Rapport du Dr. Henri M. Ami, de la commission géologique: ‘‘Ressources du pays de Québec à Winnipeg.”) Tout ce rapport est à consulter.
d'importantes industries, ne se trouve nulle part aussi étendue et aussi riche, et le Saint-Laurent est la grande route par laquelle ces richesses se répandront dans le monde entier.
La forêt! Oui, c’est 1à notre grande richesse, ne l’oublions Jamais. L'agriculture est intéressée à sa Permanence au mêmetitreque l’industrie, et nousconserverons nos champs aussi longtemps seulement qu’existeront nos bois. ‘Au Canada comme en Russie, dit M. Mélard, un expert en culture forestière, la prospérité agricole est intimement liée à la présence de grands massifs boisés destinés à arrêter les vents polaires.” Ces paroles ont pour nous une extrême gravité. Nous ne pouvons douter de leur vérité
absolue, car dans Certaines régions déjà nous sommes à même d’en Constater la justesse.
Il est absolument certain qu’en dévastant les forêts du Nord, les Canadiens, surtout ceux de la province de Québec, détruisent non seulement leur avenir industriel mais aussi leur existence en tant que peuple agricole. Quand les montagnes et les hauteurs seront déboisées, nos rivières se transformeront en torren Saint-Laurent cessera d’ê
Voilà ce que nous réserve l’avenir si nous dévastons nos forêts. Elles s'étendent au nord sur Une superficie de plus
de cinquante millions d’acres; au sud et dans les provinces maritimes, on en trouve encore plus de quatre millions d’acres. Au premier coup d’œil et vues de loin, elles peuvent paraître presque intactes; mais ce n’est qu’en apparence, du moins dans tous les endroits accessibles. Le feu et la hache les amoïindrissent incessamment. Quelque vastes qu’elles paraissent, elles disparaîtront avant la génération qui grandit si nous n'y prenons garde. (1)
Que faut-il donc faire? Devons-nous renoncer à les exploiter et à défricher la terre pour des fins agricoles? Pas du tout. L'exploitation intelligente et honnête loin de nuire à a forêt lui est bienfaisante. On peut s’en
convaincre en parcourant certaines exploitations particulières, surtout les bois quiappartiennent à sir Henri Joly de Lotbinière, cevéritable amide son pays. Dans son domaine, très vaste pour celui d’un particulier, il pratique la coupe réglée, et pour chaque arbre qui tombe il en fait surgir de terre, en variant les essences, dix, vingtetcent. Sesgardes veillent nuit et jour pour protéger les massifs contre les incendies. Puisse cet homme de bien faire école, puissent tous les Canadiens s’inspirer de ses sentiments.
Appelons de nos vœux ce moment où personne ne pourra diminuer la forêt sans encourir la réprobation publique. N'’est-il pas clair que celui qui la détruit est un parricide, coupable d’une tentative contre l’existence même de la patrie?
(1) Voir le livre de M. George Johnson, ‘‘Forest Wealth of Canada.’
Pour Trotéger la forêt, la loi sera toujours impuissante Sans le , ublique. Quand celui qui OU sans le remplacer sera
internement,
le dénoncera
agent actif du crime, ’être une lettre morte pour
N'’attendons Pas que d’, alors elle ne sera peutrarement qu’il surgit p:
Santes et droites, assez assez fortes pour 1
Avant donc de parler de la Conservation et de l’exploitation de la région qui nous occupe en ce moment, il importe de savoir quelle population l’habite et quel esprit anime cette population. Le groupe de lan,
Canadienne, le sujet de la Prochaine étude.