UNE PRÉFACE A L'ŒUVRE DE SCHUMANN
Respectez l'ancien; mais iiitéi'ess z« vous ardemment au nouveau. N'ayez pas da préjugés contre J-es noms qui ne sont point encore renommés.
R. SCHU.MANN.
Robert Schumann n'est plus un inconnu en France, et l'exécution de quelque nouvelle page de son œuvre merveilleuse lui acquiert, chaque jour, une faveur de plus en plus éclatante. Toutefois, l'on ne peut qu'être étonné, lorsque l'on considère le temps qu'il a fallu pour mettre en lumière les beautés grandioses de ce génie musical, si plein d'individualisme.
Aujourd'hui même, on connaît peu ou point en France des productions telles que le Paradis et la Péri, Faust, Geneviève, le Requiem de Mignon, la Vie d'une Rose, etc., et la majeure partie des Lieder, dans lesquels Schumann tient le premier rang et laisse bien loin derrière lui ses devanciers, ses rivaux même les plus illustres.
Les seules œuvres qui, jusqu'à ce jour, aient été appréciées dans une certaine mesure, sont le Manfred, dont la première exécution a eu lieu au Conservatoire de Paris, en janvier 1873, les quatre symphonies exécutées également au Conservatoire et dans les concerts dirigés par