XV. i
Quelques chiffires fer<mt mieux voir les anomalies, te$ al>surdités et tes injustices presqu'ijicroyabtes que le téffm^ métropolitain nous inflige.
Toicl deux états comparatiûi, très importants Le preanier montre dans quelles proportions, de 1850 à 1865, in- <;lusiyement, nous ayons importé de la Grande Bretagne, des jBtats- Unis, des provinces maritimes, des Indes Occidentales et d'autres pays réunis ensemble. Le second ofire, sur le même plan, et pour le même nombre d'années, le tableau de nos exportations.
Ces tableaux sont officiels. Nous ne pouvons trop recommander à nos concitoyens d'en faire avec nous un examen rempli d'enseignements et qui tranchera la question avec la brutalité proverbiale des chi&es.
ETAT DES IMPORTATIONS PU CANADA, DE LA GBAN DE-BBETAGNE, DES COLONIES BRITANNIQUES DE L'AMERIQUE DU NOBD, »E8 INDES OCCIDENTALES» DES ETA15*UNIS ET DES AUTRES FAYS, DE 1860 A 1866 INCLUSIVEMENT.
Aimées.
aS68 il864 11864-^
De
Grande
Bretagne.
Des colonies britanniques.
Amé. du Nord.
Indes Occid.
Des Etats
Unis.
Des
autres pays.
Totaux.
Droits perdus.
.625.782 4.606.882 3.926.051 3.881.890 4 437.846 4.768.466 4.TB8.198 4.662.749
De ce tableau comparatif il ressort clairement :
lo. Que de 1850 à 1854 et 1855, c'est-àrdire jusqu'à l'époque où le commerce libre nous a permis de nous approvisionner aux Etats-Unis, nous importions moins, de ce dernier pays, qui était notre " marché " naturel, que d'Angleterre, quoiqu'entre celle-ci et le Canç^da, il j ait l'Océan.
2o. Que de 1854, ou plutôt de 1855 à 1863, c'est-à-dire de 4'époque où l'action du Traité de Réciprocité a commeneé à se faire sentir, jusqu'à la guerre civile, qui a
nécessairement causé une diminution de la production aux: Etats-Unis, et par conséquent de notre approvisionnement sur leur marché, le montant de nos importations des Etats- Unis a été annuellement plus considérable que le montant d& nos importations de la Grande-Bretagne.
80. Que de tous temps, depuis 1860, souvent plus d'tin tiers, plus souvent encore trèè près de la moitié de nos approvisionnements, ont été faits sur le marché américain.
4o. Que nos relations commerciales avec les Etats-Unis^ quant à nos approvisionnements, ont été tellement considérables, durant la dernière décade, que le montant des droite que nous prélevions sur nos importations des Etats-Unis, était plus élevé que le montant total de nos importations de» Provinces Maritimes et des Indes Occidentales.
Voilà les enseignements qui ressortent de ce tableaa comparatif.
Quant à la conclusion, elle est facile à tirer. La voici t Les Etats-Unis sont le marché naturel du Canada pour la plus grande partie de ses approvisionnements : nous avoir ôté ce marché, est un acte de cruelle tyrannie : vouloir y substituer le marché britannique est un abus de pouvoir qui révolte la justice et marque du sceau de l'égoïsme le plus ladre^ la politique métropolitaine : nous suggérer de nous approvi* fiionner dans les provinces d'en bas ou aux Indes Occidentales, pour nous consoler de la perte du marché s^méricain, est une de ces farces grotesques dont Shakespear parsème ses drames, pour mieux en faire ressortir les enseignements par le jeu des contrastes !
Mais les exportations doivent être la base de toute apprédstion raisonnée et positive djos tendances naturelles d« eommercei d'mi pays. Or^ le tableau comparatif de xa» exportations depuis 1S60, contient, à un degré ^leoie plœ oonsidéirabley les enseigoements que nous avons fait xesaurtir du tableau de nos izopoitatibius* H sujflSt de le citov
XTAT DES EXPORTATIONS DU CANADA A LA OBANDE-BBETAONE, AUX COLONIES BRITANNIQUES DE L'AMERIQUE DU NORD, AUX INDdeS OCCIDENTALES, AUX EXATIS-UNIS 9T J0U9 A\JTi»9 ItAJB, DE 1866 A 1806 U^CLUSIYEKENT.
AsméM,
Alâ
Gruide Bretagne.
Aux coUmief 1^iitoiuii> quefl,
Aux Etats UbIi.
Au
aatrffl pays.
Totaux.
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dans l'Ame.
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da Nord.
Indes Oooi.
2ii9.974