SCÈNE V
DOLANGE,LEDUC.
LE DUCi
Eh quoi! c'est vous, mon jeune ami?
DOLANGE.
Pardon l Je crains, monsieur le duc, d'être importun...
fc&oue.
Non , non ;
Vous savez l'amitié qu'en ces lieux on vous porte.
DOLANGE.
J'ai besoin qu'elle soit bien sincère et bien forte; Cet écrit vous dira mon audace et mes voeux : La princesse a daigné....
le nue, prenant la lettre.
Serai-je assez heureux Pour servir ses projets?.... elle connaît mon zèle.
DOLANGE.
Faire beaucoup d'heureux, c'est le bonheur pour elle.
LE DUC
Je le sais...
{Il lit.)
« Le jeune Dolange, dont vous connaissez, monsieur le due, « les mérites , la fortune et la naissance , est profondément épris «des charmes de votre aimable Célénie...
DOLANGE.
Pardonnez^ si j'ai pu m 'égarer;
Mais saurait-on la voir et ne pas l'adorer?
le duc, poursuivant.
« Dolange n'a point de parens ; ils sont morts au service de ma » famille, et c'est moi qui me suis chargée de vous demander la » main de celle qu'il aime. Ce mariage me sourit ; l'âge et les conve- » nances y sont parfaitement d'accord , et je désire vivement , » monsieur le duc, qu'il ne se trouve point en opposition avec >» les projets que vous pourriez avoir déjà formés. »
dolange , au duc qui réfléchit.
Monseigneur va d'un mot fixer ma destinée.
le duc, embarrassé.
Je ne vois nul obstacle à ce doux hyménée,