‹ L'indiscretChapitre 36 sur 86 · ACTE II, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE V

Chevalier; je n'ai pris aiicim engagement ;

Et pour moi ce désir est un commandement ;

Car cet écrit n^est point de ces lettres banales

Que prodiguent des grands les plumes libérales ;

Complaisantes faveurs^ qa''en leur tenacilé,

Arrachent la prière et l'importunité.

Paris, vous le s:ivez, en ce moment fourmille

De gens dont tout l'espoir est dans une apostille,

Et qui vont mendier , de maison en maison ,

Le crédit d'une ligue appuyé d'un grand nom.

Vous n'avez point, Dolange, une telle faiblesse;

Et ce n'est pas à vous que ce discouis s'adiesse.

L'honorable intérêt qu'on vous porte à la cour,

An chemin des grandeins doit vous conduire un jour;

Vous êtes honnête homme et de haute famille;

Je puis, sans hésiter, vous accorder ma lîlle ;

Célénie est à vous,.... si, pour ce nœud charmant,

Vous pouvez de sa mère avoir l'assentiment.

Et dès qu'un noble poste occupant votre vie,

Rendra votre mérite utile à la patrie.

DOLAJVGE.

La duchesse m'estime, et j'aurai son aveu ;

Mais l'emploi va; je crois, m'embarrasser un peu ;

A moins que monseigneur par son crédit immense

LE DUC

La princesse peut tout en pareille occurrence.

DOLANGE.

Si monseigneur savait qiîelquc poste vacant, On pourrait...

LE DUC

Je n'en vois a;icnn en ce înonirni j

Mais peut être I)ienf.ôt..é

( il fait quelques pas pour sortir. ) dolAnge, suppliant.

Pour un amani fidèle.

Vous ne l'ignorez pas , l'aitente est bien cruelle ; Un rival ne penl-il d'ailleurs vous demander Le trésor qu'à mes vœux vous voulez accorder ? Et plus heureux que moi...

LE DUC

C'est me faire une injure; Mais cet hymen soudain ne saurait se conclure : ( élénie est à vous, je le répèle encor^

( appuyant. ) Si sa mère vous veut confier ce trésor j Et dès que vous aurez quelque poste honorable. Qui montrera mon gendre en un jour favorable. ^ oyez si vous pouvez découvrir cet emploi, Et si par vos amis..., adieu,... comptez sur moi.

( il sort. )

DOLANGE , sexd.

Oui , sans doute ; j^aurai l'aveu de la duchesse; Le maréchal, son frère, à mon sort s'intéresse^ ( montrant une autre lettre. ) Et cet écrit de lui.... Mais où donc découvrir La place que je cherche et qui semble me fuir ?*

ACT^ II, SCENE Vï. (3©

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