‹ L'individu contre l'étatChapitre 20 sur 41 · Mitchcl Aies. Siberian OveHand itoute, p. SI · texte numérisé non relu

Mitchcl Aies. Siberian OveHand itoute, p. SI

LA GRANDE SUPERSTITION POLITIQUE. 135 dit que ■ la coutume semble simplement être devenue la loi; et que la violation de ht coutume entraîne une amende' ». Tellement sacrées sont les coutumes immémoriales pour l'homme primitif, qu'il ne songe jamais à mettre leur autorité en question ; et, quand un gouvernement est établi, son pouvoir est borné par elles. A Madagascar, la parole du roi suffit là seulement « où il n'y a pas de loi, de coutume, ni de précédent 3 ». BaTIles dit qu'à Java « les coutumes du pays limitent la volonté des chefs 3 ». A Sumatra, également, on ne f permet pas aux chefs d'altérer les anciens usages * ». Quelquefois même, comme chez les Ashanlees t la tentative de changer quelques coutumes » a causé le déln'memenl du roi 5 . Or, parmi les coutumes que nous trouvons ainsi préexister au gouvernement et auxquelles est subordonné le pouvoir du gouvernement après son établissement, ligurent celles qui reconnaissent certains droits individuels, droits d'agir de certaines façons et de posséder certaines choses. Même là où le droit de propriété est le moins reconnu, on trouve la propriété des armes, des outils, des ornemenls personnels, et généralement cette reconnaissance s'étend à beaucoup d'autres objets. Chez les Indiens du Nord de l'Amérique, tels que les Serpents, qui n'ont pas de gouvernement, existe la propriété privée des chevaux. Chez les Chippcways t qui n'ont pas de gouvernement régulier » le gibier pris dans des pièges privés «. est considéré comme propriété privée *». Des faits analogues relatifs aux huttes, ustensiles et

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