‹ L'individu contre l'étatChapitre 7 sur 41 · I. ■■ Soûalisin milite Plain. Ilni>vcs 185. Flect Stre · texte numérisé non relu

I. ■■ Soûalisin milite Plain. Ilni>vcs 185. Flect Stre

antérieures. De plus, chaque nouvelle ingérence de l'Étal forlilie l'opinion tacile d'après laquelle c'est le devoir de l'Etat de remédier à tous les maux et d'assurer tous les biens. A mesure que l'organisation administrative acquiert plus île pouvoir en se développant, le reste de la société a moins de l'orce pour résister à ses empiétements et à son contrôle. La multiplication des carrières ouvertes par le développement de la bureaucratie est favorisée par les classes gouvernantes auxquelles elle offre des chances de procurer à leurs dépendants des positions sûres et respectables. Les citoyens, en général, amenés a regarder les bienfaits reçus par l'intermédiaire des agents publics comme des bienfaits gratuits, sont continuellement séduits par l'espoir d'en recevoir davantage. La diffusion de l'instruction, favorisaot la diffusion d'erreurs agréables plutôt que celle de dures vérités, rend ces espérances plus vives et plus générales. Kt ce qui est encore pire, celles-ci t sont encouragées par les candidats aux élections qui augmentent ainsi leurs chances de succès, et par des hommes d'Élat influents qui courtisent ainsi la faveur populaire dans quelqu'intérét de parti. Voyant leurs opinions fréquemment C'iiJiniit';es par de nouvelles luis en harmonie avec leur manière de voir, les énergumènes politiques et les philanthropes imprudents continuent leurs agitations avec une conliance et un succès sans cesse grandissants. Le journalisme, qui est toujours l'écho de l'opinion publique, la fortilie lous les jours en se faisant son organe, tandis que l'opinion contraire, do plus en plus découragée, ne trouve plus guère de défenseurs.

Ainsi des inlluences de différentes espèces conspirent à augmenter l'action collective et à diminuer l'action individuelle. El ce changement est aidé de toutes parts par des faiseurs de projets, dont chacun ne pense qu'au lien propre et nullement à la réorganisation générale

L'INDIVIDU CONTRE L'ÉTAT, qu'il prépare par son projet joint à d'autres du même genre. On dit que la Révolution française a dévoré ses propres enfants. Ici une catastrophe analogue, semble assez probable. Les nombreuses transformations opérées par des actes du parlement, joi

socialisme d'Élat i vague qu'elles ont :

<nt bientôt le

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sensiblement.

Mais pourquoi appeler ci; changement « l'esclavage futur? » demanderont encore beaucoup de gens. La réponse est simple. Tout socialisme implique l'esclavage.

Qu'est-ce qui constitue l'idée d'esclave? Mous nous le représentons, en premier lien, comme un homme possédé par un autre. Cependant, pour que celle possession ne soit pas seulement nominale, il faut qu'elle soit rendue effective par le contrôle des actes de l'esclave, contrôle exercé habituellement au profil du contrôleur. Ce qui en réalité caractérise l'esclave, c'est qu'il travaille par contrainte pour contenter les désirs d'un autre. Ce rapport île dépendance admet divers degrés. Si nous nous rappelons qu'à l'origine l'esclave est un prisonnier dont la vie est à la merci de celui qui l'a pris, il suffit de noter ici qu'il y a une forme dure de l'esclavage où, trailé comme un animal, il doit dépenser tous ses efforts au profil de son maître. Sous un système moins dur, quoiqu'il soit principalement occupé à travailler pour son maître, on lui accorde un peu de temps pendant lequel il peut travailler pour luimême et un peu de terrain où il peut cultiver de quoi se donner un supplément de nourriture, t'ne amélioration ultérieure lui accorde le droit de vendre les fruils de son lopin de terre et de garder le produit de la vente. Ensuite nous arrivons à la forme encore plus modérée qui apparaît là où, ayant élé un homme libre

cultivant sa propre terre, il est réduit parla conquête à l'état de servage; dana ce cas, it doit fournir à son maître, chaque année, une quantité déterminée de travail ou de produits, ou des deux à la fois, gardant le reste pour lui-même. Enlin, dans quelques cas, comme

i Russie jusqu'à une époque récente, il a la permission de quitter la propriété de son maître et de travailler ou de faire ailleurs le commerce pour lui-même, sous condition de payer une redevance annuelle. Qu'estce qui nous fait dire, dans ces cas, que l'esclavage est plus ou moins dur? Évidemment notre opinion est déterminée par le degré de contrainte sous lequel l'individu travaille au profit d'un autre au lieu de travailler à son propre profit. Si tout le travail de l'esclave est pour son maître, l'esclavage est dur; si une faible par-

e seulement, il est léger. Allons maintenant plus loin.

Supposons qu'un propriétaire meure, et que sa propriété ainsi que ses esclaves soient mis entre les mains de fidéieommissaires; ou supposons que 'la propriété et tout ce qu'elle renferme soit achetée par une compagnie, la condition de l'esclave en sera-1-etle meilleure, si la quantité de son travail forcé reste la même? Supposons qu'à une compagnie nous substituions la

lommunauté, cela eonstiLue-l-il une différence pour l'esclave si le temps qu'il doit donner au travail des

mires est aussi long, et si le temps dont il peut dispor pour lui-même est aussi court qu'auparavant? La question essentielle est de savoir : Combien de temps esl-il forcé de travailler pour les autres, et combien de temps peut-il travailler pour lui-même? Le degré de

ion esclavage varie suivant le l'apport entre ce qu'il est forcé de donner et ce qu'il peut garder; que son

laflre soit un individu ou une société, peu importe

i, sans option, il est obligé de travailler pour la société,

, reçoit du fonds commun la portion que la société lui accorde, il devient l'esclave de la société. L'organisa-

lion socialiste nécessite un esclavage de ce genre, et tel est l'esclavage où nous sommes entraînés par plus d'une mesure récente et encore davantage par les mesures proposées. Voyons d'abord leurs conséquences prochaines, et ensuite, leurs conséquences dernières. Le système inauguré par les lois sur les habitations ouvrières est susceptible de développement et se développera. En se faisant constructeurs de maisons, lea corps municipaux abaissent inévitablement la valeur des maisons différemment construites, et arrêtent la construction d'autres. Chaque prescription touchant la manière de bâtir et la disposition des logements diminue les profits du constructeur, et le pousse à employer son capital là où les bénéfices ne sont pas ainsi diminués. De même, le propriétaire trouvant déjà que les petites maisons imposent plus de travail et beaucoup de perles, soumis déjà aux ennuis de l'inspection et des ingérences administratives, et aux frais qui en résultent, voyant -que sa propriété devient de jour en jour un placement moins avantageux est poussé à vendre; mais les mêmes raisons écartant les acheteurs, il est obligé de vendre à perte. Et maintenant ces réglementations de plus en plus nombreuses aboutissant peutêtre, comme I.ord Grey le propose, à exiger du propriétaire qu'il maintienne la salubrité de ses maisons par l'expulsion des habitants malpropres, et à ajouter à ses autres responsabilités celle d'inspecter les ordures, amèneront évidemment de nouvelles ventes et écarteront encore davantage les acheteurs : d'où résulte une plus grande dépréciation. Qu'arrivera-t-il nécessairement? La construction de maisons, et surtout de petites maisons, rencontrant des difficultés toujours plus nombreuses, l'autorité locale sera encore sollicitée davantage de suppléer ce qui manque. Les corps municipaux ou autres uuinnl à construire un munhre de maisons de plus en plus grand, ou devront acheter les maisons deve-

L'ESCLAVAGE FUTUR. 53

nues invendables à des particuliers pour les raisons usdiles ; ils auront en réalité plus d'avantage à acheter ces dernières, vu ia grande diminution de leur valeur, qu'àen construire de nouvelles. Bien plus, ce processus aura une double conséquence, puisque toute nouvelle contribution locale tend à déprécier davantage la propriété 1 . En outre, quand dans les villes ce processus aura eu pour résultat de rendre l'autorité locale propriétaire du plus grand nombre des maisons, on aura un bon précédent pour fournir aux frais de la communauté des maisons à la populaLion rurale, comme le propose le programme radical et comme le demande la Fédération démocratique; celte dernière insiste sur ■ la construction forcée d'babilatious saines pour les artisans et les ouvriers de la campagne en proportion de la population ». Évidemment ce qui a été fait, ce qui 9C fait, et ce qui doit se faire bientôt, tend à réaliser l'idéal socialiste d'après lequel la communauté est le seul propriétaire des maisons.

Telle aussi sera la conséquence du système préconisé touchant la possession et l'exploitation du soi. Un plus grand nombre d'institutions publiques, exigeant la

1. Si quelqu'un pense que ces craintes sont mal fondées, qu'il réfléchisse à ce fait que ,1c L887-1R6S à 1880-1881, nos

dépenses iinuu'Vlk'S pour le [Î4vauiin;-L'i]i se sont élevées [le 36.t:ii,n:n ii fi:i.i7ti.-J,s:! livres; et que pendant ces mêmes années, tes dépenses municipales en Angleterre cl dans le pays de Galles seulement ont monté de 13 millions à 30 millions par au. On peut voir conmiiMit l\iii^ r mcnt;i[iou des charges publiques, réunie !i d'autres causes, amènera la propriété publique, par un fait relevé par M. W. Ballihone, M. P., et sur lequel mon nltentinn a i.dii allirrc depuis qui; le paragraphe cidessus est sous presse. It dit : a ma connaissance, les contributions locales à New-York s « sont élevtics de là slj, 6 d p. 100, à i 1, 1 sli, li d. p. 100, du capital des habitants — charge qui iib-'irbeiiiit en moyenne plus que le revenu entier d'un propriétaire anglais «. Xiittletuith Centiin/. lévrier 1883.

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