FarlnigMly Review, novembre 1883. pp
citation d'un plus grand nombre (["agents publics, au prix de charges publiques toujours plus lourdes, amènent une diminution de plus en plus forte du revenu du sol jusqu'à ce que, la dépréciation allant toujours en augmenlant, la résistance au changement du mode de possession .devienne de plus en plus faible. Déjà, comme chacun le sait, il est difficile en beaucoup d'endroits d'avoir des fermiers, même en réduisant beaucoup le fermage; et des terrains de qualité inférieure restent, en certains cas, incultes, ou, quand ils sont cultivés par le propriétaire, ils le sont souvent à perte. Evidemment le revenu de la propriété foncière n'est pas assez fort pour qu'on puisse eu prélever de lourdes conlributions locales et générales afin d'entretenir de nombreuses administrations publiques, sans l'absorber à tel point que les propiiélaires cherchent à vendre, et à tirer le meilleur parti possible du capital diminué ainsi réalisé, en ëmîgranl et en achetant des terrains qui ne soient pas soumis à de lourdes charges; c'est ce que font maintenant quelques-uns. Ce processus, poussé loin, aura nécessairement comme résultat de laisser incultes les terres de qualité inférieure, alors la demande faite par M. Arch deviendra plus générale. Celui-ci parlant récemment devant l'association radicale de IMghton, et soutenant que les propriétaires actuels ne faisaient pas rendre à la terre autant que l'exigeait le bien publie, disait : s J'aimerais voir le gouvernement actuel faire voter une loi sur la culture obligatoire »; proposition qui fut applaudie et qu'il justifia en donnant comme exemple la vaccination obligatoire (montrant ainsi l'inNuenue des précédents). Et on insistera sur celte demande non seulement à cause du besoin de rendre le sol productif, mais encore à cause du besoin d'occuper la population rurale. Ouand le gouvernement aura élendu l'usage de prendre à gages les gens sans travail pour cultiver les terres
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abandonnées ou (es terres acquises à des pris insignifiant, on ne sera pas loin de cette organisation qui ; dans le programme de la Fédération démocratique, doit suivre l'acquisition du sol par l'Etat, à savoir « l'organisation d'armées agricoles et industrielles sous le contrôle de l'Etal cl d'après les principes de la coopération.
Si quelqu'un doute qu'on puisse arriver de cette . lai; un à une telle révolution, on peut lui citer des faits démontrant cette possibilité. Dans la Gaule, pendant le déclin de l'empire romain, « si nombreux, étaient ceux qui recevaient en comparaison de ceux qui payaient, si lourd était le fardeau des impôts que le laboureur succomba sous la tâche, les champs lurent abandonnés, et des forêts s'élevèrent là où la charrue avait passé' ». De même à l'approche de ia Dévolution française, les charges publiques étaient devenues si lourdes que beaucoup de champs restèrent sans culture et que beaucoup de fermes élaienl désertes; un quart du sol était absolument inculte, et dans quelques provinces une moitié était en friche. En Angleterre nous avons été témoins de faits du même genre. Sous l'ancienne loi des pauvres, les taxes s'étaient élevées dans quelques paroisses jusqu'à la moitié de l'étal des revenus, et en quelques endroits les fermes étaient sans fermiers; dans un cas même, les taxes avaient absorbé tous les produits du sol.
■i A Cholesbury, dans le Duckingbamshire, en 1832, la taxe des pauvres * cessa subitement parce qu'il était impossible de la l'aire rentre]', les propriétaires ayant renoncé à leurs fermages, les fermiers à leur location, et le pasteur à son clos et à ses dîmes. Le pasteur, M. Jeslon, rapporte qu'en octobre 1832, les administrateurs de la paroisse fermèrent leurs livres, et les indi-