‹ L'individu et la société (volume 2)Chapitre 15 sur 27 · L ETRE SOCIAL · texte numérisé non relu

L ETRE SOCIAL

Transformation des conceptions sociales. — L'anarchie sourd de toutes parts. — Les incohérents. — Rien de nouveau sous le soleil. — La culture du « Moi ». — Rapetassage de vieilles (;onccptions. — Toujours les abstractions. — Illogisme de raisonnement. — Egoïsme, altruisme. — Les extrêmes se touchent. — Variabilité de nos tendances. — Relativité de l'absolu. — La logique mène à ral)surdité lorsqu'on ne tient pas compte des contingences. — L'homme doit son intelligence à l'état social. — Où le })ien peut produire le mal. — Méfaits de l'abstraction. — Débarrassons-nous de la métaphysique.

L'initiative, l'autonomie individuelle, c'est là la force de l'anarchie; ce sont ces deux conceptions admirables de l'individualité humaine qui, une fois comprises et mises en pratique,

seront fécondes en résultats.

L'JNDITIDdn

Lorsque les individus conscients de force, soucieux de leur dignité, auront c pris ce que les fait lasociétt5,cequ'ilsdevr^ être s'ils pouvaieut développer leurs faculfl toutes les conceptions que l'on se faisait a la société et l'individu eu seront boulever^

Une fois ancrées en les cerveaux, elles fi vent impulser la révolution future; et l en l'ordre social actuel, aider à le transf^" mer. Une fois que les individus auront compris qu'ils ne doivent compter d'abord que sur leurs propres efforts pour réaliser leur conception de la vie, leur action tendra à leur faire porter leurs ell'orts à la réalisation de l'ordre social harmonique tel qu'ils l'auront compris, et que les moins hardis s'accordent à donner, au moins comme but lointain de l'évolution humaine, s'ils en contestent, la possibilité immédiate.

Cette nouvelle conception de l'individu devait attirer à elle tous ceux qui ont Iq sens droit, le sentiment do justice et de réciprocité, la pudeur de la diguilé humaine. Aussi, en sciences, en arts, en littérature, uous la voyons

Hpoindre dans les constatations des uns, dans ] K^es conclusions de certains autres, en les asli^jïîrations de tous. Nettement formulées, par- ' jï^fois.

Mais, — cela était inévitable aussi — il y a iceux qui, se croyant le centre du monde, tout ' tan étant incapables de rien trouver de neuf, Vtout en ayant besoin d'inventer des théories, I, afin de se donner des airs de cbefs d'école, t .sont à l'alfùt de celles qui s'élèvent pour dét'bîter, à leur sujet, quelques inepties, jamais [ nouvelles, celles-là, hélas i

Tous, plus ou moins, rabâchons ce qui a I .été dit avant nous; tous nous ne faisons que tsouligner ce qu'ébauchèrent ceux qui nous précédèrent. Les choses les plus neuves — ou baraissant telles, — découlent de celles qui les put précédées ; nous ne faisons que leur don- , per de l'extension, de les élucider, de les pré-- (ônter sous le jour qui nous est particulier j } ^s habiller à notre mode, en un mot, à trouter des arguments nouveaux en lem' faveur. \ jlais là se borne la part d'inédit que nous y 1 hpportous.

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