‹ L'Indo-ChineChapitre 17 sur 34 · CRÉDIT ET BANQUES · texte numérisé non relu

CRÉDIT ET BANQUES

Le crédit n'est pas des plus faciles en Cochinchine. L'intérêt légal de l'aident dans les transactions indigènes est de 12 Vc Les grandes Banques, comme la Hong-Kong Shangai Banking corporation, la Chartered Bank of India Australia and China et la Mercantile Bank of India London and China ne pratiquent guère l'escompte commercial et sont plutôt des « Offîces d'affaires ». Le taux de l'intérêt

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varie de 9 à 12 ®/o. La Banque française privilégiée « Banque de llndo-Chine » joué à peu près en Gochinchine le rôle qui appartient en France à la Banque de France.

D'ailleurs la « question de la piastre » complique beaucoup les affaires. Les indigènes ne connaissent et ne veulent connaître que la piastre. Or le taux de la piastre varie beaucoup. Fixé jadis à 5 fr. 50 elle est aujourd'hui tombée à 2 fr. 40. Et il n'est pas possible de payer avec des pièces françaises de cinq francs, Tindigène ne voulant les recevoir que comme des piastres. Il faut donc se procurer des piastres, en acheter, ce qui n'est pas toujoiurs facile et, en tous cas, il faut se résigner à perdre sur le change. La roupie indienne, du reste^ a subi à peu près la même dépréciation» Elle valait autrefois 2 fr. 50; elle ne vaut plus guère aujourd'hui que 1 fr. 50 et même 1 fr. 40. Au Cambodge et au Laos, elle est assimilée au « tical » qui vaut 1.60 — 1.40.

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