‹ L'Indo-Chine françaiseChapitre 5 sur 19 · APERÇU GENERAL DU PAYS · texte numérisé non relu

APERÇU GENERAL DU PAYS

définitive d'une Indo-Chine réellement française, s'étendant sur environ 800,000 kilomètres carrés, soit une fois et demi la France continentale, et renfermant plus de 23 millions d'habitants, dont 2,300,000 pour la Cochinchme, 1,500,000 pour le Cambodge, 14 millions pour leTonkin, et 5,500,000 pour l'Annam, le Laos, et les territoires compris dans la zone d'influence française du moyen Mékong.

Mais il est visible dès maintenant que notre influence politique, économique et morale, tend à dépasser les limites territoriales de l'Indo-Chine, et que dans un avenir rapproché elle s'étendra non seulement à une bonne partie du Siam, mais aussi aux provinces méridionales de la Chine, qui d'ailleurs se sont déjà entr'ouvertes à la pénétration française, surtout depuis que le chemin de fer du Yunnan a été entrepris.

Orthographe des noms du pays. — L'orthographe des noms géographiques annamites (comme celle de tous les lieux d'Extrême-Orient) varie beaucoup suivant les auteurs, même d'une même nation.

Bien que l'orthographe Tonkin soit aujourd'hui généralement adoptée, des explorateurs écrivent encore Tong-King ou Tonquin ; les indigènes, eux, appellent ce pays Bacakiow Dong-Kinh.

Le nom de la capitale de l'Annam, que nous écrivons Hué, devrait plutôt, selon la prononciation locale, s'écrire Hoiié.

De même pour le nom de la capitale du Tonkin,

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que nous écrivons Hanoï et qui se prononce en réalité Hanoye.

Le vrai nom de Loc-nam est Liic-ngan^ que les Annamites prononcent Louc-ngane^ ce qui signifie « les six rivières méridionales ».

On a longtemps sur les cartes marqué les noms de Nho-Quan et de Phunho, comme étant ceux de deux localités distinctes, alors que ce n'est là que le même nom écrit différemment par deux auteurs, P/2z/;2//o n'étant en réalité que l'abrégé de Phiinhoquan.

Pour les fleuves, les erreurs sont plus fréquentes encore. M. Gouin a constaté que chaque village donne un nom local à la partie du cours d'eau qui le traverse ou l'avoisine. Ainsi, l'appellation de Song-Ca fie grand fleuve) et de Son-Cou (le fleuve principal) qui désigne pour nous le Fleuve-Rouge n'est pas usitée auTonkin, où ce cours d'eau porte le nom de Ciia-Day à l'embouchure {Cua signifie vorte) et plus haut celui de Song-Hat, etc.

En Annam, le nom de Toiirane est inconnu ; c'est Cho-Han (marché de Han) ou Cua-Han, que l'on appelle cette ville.

Le mieux serait de transcrire, en lettres françaises, sur nos cartes, la prononciation locale, mais l'entente n'est pas facile à réaliser entre tous les géographes.

"Littoral. — Les côtes de Tlndo-Chine française ont une étendue totale d'environ 2,900 kilomètres, de la frontière de Chine à celle du Siam.

Le littoral^ au nord du golfe du Tonkin, est assez

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