‹ L'IndochineChapitre 103 sur 218 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

L'ensemble des mesures prises en ces dernières années lui a donc assuré, pour peu que l'application en soit poursuivie jusqu'au bout sans hésitation ni défaillance , des finances saines : une fiscalité appropriée à sa vie économique et qui croîtra avec elle, car si l'extension du rendement des impôts foncier et personnel est nécessairement limitée, et ne répond d'ailleurs qu'aux besoins limités des budgets locaux, le rendement de tous les impôts qui frappent la consommation et la richesse doit augmenter avec ce développement même de la consommation et de la richesse dont on peut suivre tous les jours les progrès; — un départ des attributions des budgets ou services généraux et locaux qui permet à chacun de connaître, et, partant, de pratiquer son devoir, constitue entre les différentes régions de notre Indochine une solidarité vivante, qui répartit sur un plus grand nombre de participants les risques et les bénéfices, et, par là, atténue les uns et accroît les autres, mais qui place chacun en face de sa responsabilité, et contient les initiatives émancipées par des contrôles multiples et sévères, que couronne le contrôle suprême du Parlement; — un emploi des ressources qui fait la part étroite aux dépenses non reproductrices d'administration, mais la part généreuse au contraire à ces dépenses fécondes de grands travaux qui aideront à la production de la richesse, et à ces dépenses qu'on a pu trouver de luxe, et qui servent l'influence française en Extrême-Orient, et servent en France la connaissance, jusqu'ici trop ignorée, des choses asiatiques : si c'est un luxe d'avoir appelé, par exemple, des savants en Indochine, il faut avouer qu'il y a des luxes moins honorables, et qu'il y en a peu dont l'Indochine, par le bon renom qu'elle se fera en France, retirera meilleur compte, plus de profit; — enfin, des caisses de réserve recueillant les excédents régulièrement amassés, et les gardant, non, ainsi que le fonds de famine de l'Inde, comme un remède insuffisant à des calamités périodiques, mais comme un supplément de garantie

»t guère touché, alors que les dépenses régulières suffisent indochine l'amélioration de sa vie morale et matérielle, juable en effet que la situation financière actuelle, qui a plus d'une disgrâce, n'a pas encore pu recueillir le béîpenses qu'elle a faites pour ses grands travaux. Il n'est 3 de supposer que son Exposition de Hanoï et ses chemins t loin d'avoir, pour l'avenir, une répercussion fâcheuse es de ses budgets. Ceux-ci se comportent bien dès la pénailles : il est permis sans doute d'augurer assez favoraa période des récoltes.

îe a une dette, et l'histoire de sa dette est parallèle à budgétaire. Avant même que le Tonkin fût pacifié, et

sa pacification, le protectorat s'était trouvé dans la nééprendre d'importants travaux publics. Mais la situation «s était alors des plus précaires, et il ne devait compter sympathie médiocre de l'opinion publique métropolitaine, r les passions politiques de l'étude réfléchie des questions Dans ces conditions il était tenu à se faire oublier, et il •ira. de petits emprunts aux banques, à des expédients de

à ces contrats par annuités qui étaient des emprunts sans uis l'autorisation, et qui, en divisant et en échelonnant ts, grevés souvent d'intérêts moratoires, reculaient les lis aggravaient la dette. La construction du chemin de fer long à Langson fut lorigne de difficultés sans nombre. Le l'en serait pas sorti, malgré des liquidations provisoires. 10 février 1896 n'avait réglé la liquidation définitive de î autorisant le Tonkin [à contracter, avec la garantie du nt delà République, un emprunt de 80 millions, sur étaient destinés à payer ses dettes, et 37 préparaient

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