CHAPITRE VI
l'avenir en amorçant un programme de travaux neufs : environ la moitié de ce dernier crédit, soit une vingtaine de millions, était consacrée à la transformation et à l'extension du chemin de fer de Langson; une partie du reste était affectée à la construction de routes en territoire militaire, complétant l'utilité stratégique du chemin de fer de Langson. Le surplus comprenait l'exécution de travaux d'aménagement au port de Haïphong, la construction de phares et la construction d'un certain nombre de bâtiments civils. En outra, des précautions étaient prises * contre de nouvelles mésaventures par l'institution auprès du Gouvernement général d'une Direction du contrôle, qui est devenue dans la suite son plus utile auxiliaire, et par le renouvellement solennel d'une disposition plusieurs fois formulée par le législateur, mécontent d'avoir périodiquemeijt la main forcée pour l'acquittement d'une dette qu'il n'avait pas été appelé à consentir, et dont l'origine se trouve dans l'article k 9 de la loi de finances du 26 décembre 1890, voté à la demande de M. Camille Pelle tan, député, et ainsi conçu : «Les projets relatifs à la construction et à l'exploitation des chemins de fer en Indochine devront être préalablement soumis à la Chambre et adoptés par elle??.
La nécessité de recourir à l'emprunt pour l'exécution de grands travaux, et notamment la construction des chemins de fer, est depuis longtemps démontrée. Non seulement l'emprunt a, au point de vue de l'équité, cet avantage de ne pas laisser porter sur une seule génération toute la dépense d'une œuvre dont plusieurs générations seront appelées à recueillir le bénéfice , non seulement il offre des ressources plus considérables que les budgets ordinaires n'en peuvent présenter, et il permet, par conséquent, de concevoir un programme plus étendu et plus durable, mais il permet aussi de le réaliser à meilleur compte. On peut en effet, dès le début, en déterminer l'ensemble et en régler les détails : on évite ainsi ce décousu des efforts qui a tant nui jadis