‹ L'IndochineChapitre 106 sur 218 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Notre gouvernement a eu la bonne fortune de ne point trouver en Indochine l'obligation de liquider un passé de dettes intérieures des gouvernements indigènes analogue à celui que le gouvernement mikadonal a dû liquider en recueillant la succession de la féodalité japonaise : nous n'avons pas eu davantage à libérer le pays de la charge d'une dette extérieure. L'Indochine fait donc aujourd'hui, à la lettre, des dettes pour s'enrichir, et c'est vers l'avenir, un avenir productif et fécond, que presque toutes ses obligations sont orientées.

un peu moins des deux tiers (1,800,000 fr. , soit 750,000 piastres). — II existe également en Indochine une légère dette municipale. La ville de Saigon a été autorisée, par décret du a 6 mars 1900, à contracter à la Caisse des retraites pour la vieillesse un emprunt de 2, 5 00,000 francs destines à l'exécution de divers travaux d'édilité, et gage sur les impôts fonciers et les produits des fermages et

des marchés. La ville de Hanoï a obtenu du budget local du Tonkin, pour la construction de son théâtre, un prêt de 5oo,ooo francs, remboursable sans intérêts en dix annuités.

Un décret du ai août 1899 Ta en outre autorisée à contracter à la Caisse des retraites pour la vieillesse un emprunt de 1 ,5 00, 000 francs, remboursable en vingt-six ans, et également affecté à divers travaux urbains.

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