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CHAPITRE VIII

rizeries inddchinoises (1) . L'exportation sur la France, qui ne concerne que les riz blancs, est nécesîk^rement exempte de ce dernier droit, et les riz y ont de plus le privilège, refusé aux autres denrées coloniales, d'entrer en fTfeochise : aussi la France a-t-elle importé, en 1901, près de 206,009 tonnes de riz indochinois, contre 2,000 à 4,ooo seulement de rfz javanais, Japonais et italiens^X'exportation sur Fétranger est dirigée moMé sur ta Chine, qui en pxTnd, principalement par Hong-Kong, environ 335,ooo tonnes, moitié sur les autres j^ays d'Asie, d'Afrique, d'Amérique et d'Océanie, qui en prennent environ 3 06,000 tonnes (2) . - 1 — L'exportation de la Birmanie aurait été, pour 1901, de i,55o,ooo tonnes, celle du Siam de 5 2 4,ooo tonnes. L'Indochine passe pour venir au second rang parmi les pays exportateurs de riz du monde entier. .

Le meilleur client de l'Indochine est la Chine méridionale, qui, de tout temps, a eu besoin de recourir à l'importation du Sud pour nourrir une nombreuse population que l'agriculture locale ne peut suffire à alimenter. On sait que l'autorisation donnée à l'amiral Courbet en i884 di traiter le riz comme contrebande de guerre n'avait pas peu contribué, en déterminant une crise dans les provinces soumises au blocus, à peser sur la décision du gouvernement de Pékin pour l'amener à conclure la paix. Depuis cette époque la France , de même

(1) Le montant de la taxe à la sortie est de o piastre ia les 100 kilogrammes pour les paddys et riz cargo renfermant plus de 33 p. 100 de paddy, de o piastre i5 pour le riz cargo renfermant moins de 33 p. 100 de paddy, et de o piastre 19 pour le riz blanc.

Le tarif douanier est de ofr. 76 les 100 kilogrammes pour les paddys et riz cargo renfermant plus de 33 p. 100 de paddy, de o fr. 4a pour les riz cargo renfermant moins de 33 p. 100 et de o fr. 3s pour le riz blanc.

La taxe à la sortie frappe le riz quelle que soit sa destination; le droit de douane ne frappe que le riz à destination de l'étranger.

(,) L'exportation du riz vers le Nord accuse, pour Tannée 1901, un léger fléchissement, survenu en conséquence des mesures quarantenaires prises, pendant la première moitié de Tannée, envers certains ports de l'Extrême- Orient contaminés de peste. Les sorties pour les Philippines se sont au contraire considérablement accrues. <4

IRDOCHINN.

que ses ingénieurs ont reconstruit une seconde fois l'arsenal de Foutcheou, que son escadre avait bombardé, est venue souvent en aide, par l'intermédiaire du Gouvernement général de l'Indochine, aux provinces des deux Kouangs ou du Fou-kien, menacées de famines partielles par les mauvaises récoltes : des distributions opportunes, ou des facilités accordées à l'achat des riz , ont été très appréciées par les populations, les mandarins et les vice-rois de la Chine du Sud. — Ces procédés de bon voisinage, et l'importation régulière des riz seront encore facilités, si, comme il en est question, le droit de 1 mace par 100 catties (o fr. 375 par picul de 60 kilogr.), que payaient les riz à leur entrée en Chine, est supprimé dans le nouveau tarif douanier de l'Empire (1) . D'une manière générale, d'ailleurs, il y a lieu d'espérer que le nouveau remaniement des tarifs apportera une amélioration au commerce franco-chinois, s'il est vrai notamment que l'abolition de ces douanes intérieures ou likins qui, depuis i85i, paralysaient le transit dans les bassins du Yang-tseu et du Si-kiang, soit définitive, même au prix d'une augmentation des droits d'importation , et si l'interdit qui pèse, depuis la conquête du Tonkin, îur l'importalion du sel tonkinois en Chine, et le transit de l'opium yunnanais à travers notre territoire, peut être une bonne fois définitivement levé (2) .

Cette levée d'interdit aurait un intérêt considérable au moment où la construction des chemins de fer du Tonkin et du Yunnan rend né-

(1) Le protocole du 7 septembre 1901 gage l'indemnité accordée aux Puissances sur ce qui reste de disponible des revenus des Douanes maritimes, sur diverses autres taxes perçues par le service des Douanes et sur In majoration de 5 p. 100 sur tous les tarifs. En même temps les droits cesseraient d'être perçus ad valorem pour devenir spécifiques, et frapperaient toutes

les marchandises à l'importation, sauf le riz. Les likins sont en outre déclarés abolis.

(,) Les opérations du commerce intérieur par cabotage, qui sont de beaucoup les plus importantes du commerce intérieur, et aussi toutes celles que peuvent saisir les statistiques, se traduisent, en 1901, par une valeur de 1 38,555,7/i2 francs, numéraire déduit.

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