CHAPITRE IL
sable, qu'elle soit civile ou militaire, est une en définitive, — les organes chargés d'assurer la préparation, l'exécution et le contrôle du programme de défense. Le Comité consultatif de défense des colonies, composé de généraux coloniaux, prépare, d'après les données et les propositions des services militaires locaux, les programmes. d'ensemble. Le bureau militaire du Ministère des colonies et les services locaux aux colonies en poursuivent l'exécution. Enfin le général de division inspecteur général permanent des travaux de défense Jet des services techniques de l'artillerie, éventuellement secondé par des officiers généraux du génie et de la marine, examine les projets de détail établis par les services locaux pour l'exécution du programme arrêté et peut être envoyé en mission pour en contrôler l'application sur place.
La pénétration entre l'armée nationale et l'armée coloniale, restreinte, pour les cadres, à l'envoi en mission de quelques rares officiers métropolitains, ou à des permutations pour convenances personnelles, est interdite pour les effectifs. L'armée coloniale doit suffire seule à sa tâche, sauf recours exceptionnel aux services spéciaux du génie, de la cavalerie, et du train, — et, quand les circonstances le demandent, c'est aux troupes d'Afrique, la légion, l'infanterie légère, les tirailleurs algériens , qu'il est fait appel , c'est-à-dire à une armée de métier encore.
La loi du 3o juillet 1893 ayant posé le principe, renouvelé depuis à chaque occasion, que nul, parmi les appelés du contingent métropolitain, ne serait astreint à servir contre son gré aux colonies, l'armée coloniale est donc tenue à se recruter exclusivement parmi des volontaires. Toutefois les hommes ne peuvent être mis en route pour les colonies qu'âgés de a 1 ans et après six mois de service. Divers avantages consistant en primes, gratifications annuelles, hautes payes
INDOCHINE. h