IL
journalières, ont pour but, et pour effet, d'attirer les engagements, qui sont de trois, quatre et cinq ans, et peuvent être renouvelés par une série de rengagements successifs d une durée dHin à cinq ans. Les appelés du contingent métropolitain peuvent être admis à en contracter, et cette faculté est même étendue aux réservistes. Plusieurs contrats de ce genre conduisent leur homme jusqu'à quinze ans de services , qu'il peut prolonger jusqu'à vingt-cinq ans s'il est sous-officier et qu'il obtient d'être commissionné. Il a droit, à l'expiration de son temps, à une pension de retraite pour ancienneté de services, à moins qu'il n'ait bénéficié auparavant d'une pension proportionnelle ou d'une pension pour infirmités ou blessures. Cette petite rente est parfois améliorée par la bonification des campagnes, et parfois aussi par celle de la médaille militaire.
L'armée coloniale comprend des troupes européennes et des troupes indigènes, dont on retrouve la coopération en Indochine. Les troupes européennes se composent essentiellement de l'infanterie, l'artillerie et les services annexes du commissariat et de santé.
L'infanterie coloniale est l'arme qui, sous le nom d'infanterie de marine, a pris part à toutes les expéditions coloniales de la France. En France même elle fournit aujourd'hui un important corps d'armée qui alimente la relève, et serait éventuellement appelé à contribuer à la défense du territoire. Des soldats du contingent métropolitain peuvent être versés dans ce corps pour combler les vides déterminés par la relève, mais ils ne sont jamais dirigés sur les colonies à moins d'en faire la demande écrite. Enfin, c'est l'infanterie coloniale qui a formé et instruit les troupes indigènes d'infanterie et qui leur prête régulièrement aujourd'hui leurs officiers et sous-officiers européens.
L'artillerie coloniale, ancienne artillerie de marine, est mise à contribution par trois Départements ministériels différents, la marine, la